Volume XXV Numéro 10, 15 FÉVRIER 1999
14/09/98 29/09/98 12/10/98 26/10/98 9/11/98 23/11/98 07/12/98
18/01/99 01/02/99 15/02/99 01/03/99 15/03/99 29/03/99 12/04/99
LA UNE

Le J.-A.- DeSève officiellement inauguré!

Le CINBIOSE intègre un réseau international de santé

Cahier spécial: Faculté des sciences


SOMMAIRE DU NUMÉRO

Les tests cliniques valident la «Contramid»

Inauguration de la Chaire de philosophie

La prison, génératrice d'itinérance

Tisser des liens entre ONG et chercheurs

L'APP: une approche pédagogique nouvelle et originale

«Je porte l'Afrique avec moi»
- Jean-Marc Éla, professeur invité


Formation pour thésards africains Franc succès des ateliers de la Fondation Rockefeller

Les SVE au Complexe des Sciences

Premier prix aux Jeux nationaux du MBA

Semaine de la culture juive

SOUTENANCES DE THÈSE

LETTRE À L'UQAM
Le J.-A.- DeSève fourmille d'activités ?
Oui, mais à quel prix...


Formation pour thésards africains

Franc succès des ateliers de la Fondation Rockefeller
La professeure Bonnie Campbell (2e à gauche) en compagnie des participants à l'atelier francophone de la Fondation Rockefeller, qui s'est tenu en mai dernier, sous les auspices de l'UQAM.
Du 10 au 14 mai prochains, l'UQAM accueillera une quinzaine d'étudiants africains qui poursuivent des études doctorales dans les universités du Québec, d'Ottawa et de Moncton. L'événement s'inscrit dans le cadre du programme d'ateliers de formation à la recherche pour le développement1, dans lequel la Fondation Rockefeller consacre un million de dollars US, étalés sur cinq ans. On se rappelle que l'UQAM a été choisie pour coordonner le volet francophone du programme lancé en 1995.

Réfléchir sur la pertinence et améliorer l'excellence des travaux de recherche doctorale, consolider les projets individuels de recherche et mieux préparer les finissants à réintégrer des postes dans leur pays, tels sont les objectifs de l'atelier qui portera cette année sur le thème Conceptualiser la recherche pour le développement: enjeux théoriques, méthodologiques et pratiques. L'atelier francophone se tiendra à l'auberge Handfield à Saint-Marc-sur-Richelieu.

Originalité et excellence
«Le programme entame sa quatrième année. Les ateliers francophones sont maintenant reconnus pour leur originalité et leur excellence», note la professeure du département de science politique Bonnie Campbell, responsable du volet francophone. Contrairement aux ateliers qui se déroulent dans les autres universités nord-américaines et qui ciblent des domaines précis (santé, agriculture, environnement...), celui de l'UQAM mise sur l'interdisciplinarité. Cela permet la mise en commun de perspectives complémentaires. L'UQAM est aussi à l'origine du site web qui recèle une foule d'informations et qui permet de rejoindre beaucoup d'étudiants.

Des liens entre anciens et nouveaux participants se sont également créés au fil des rencontres annuelles et des échanges en groupes de discussion par le biais d'Internet, si bien qu'en mai 1998 les anciens participants des ateliers 1996, 1997 et 1998 ont mis sur pied le GIRAFE, Groupe interdisciplinaire de recherche sur l'Afrique francophone. «Cette initiative confirme les besoins des étudiants et la pertinence du programme», ajoute Mme Campbell.

On sait qu'environ 5 000 étudiants africains sont actuellement inscrits au niveau doctorat dans les institutions universitaires américaines et canadiennes. En juin dernier, les universités du Québec, d'Ottawa et de Moncton en recensaient 488, dont 77 fréquentaient l'UQAM. Si ces étudiants contribuent à internationaliser leurs campus universitaires, il leur est toutefois souvent difficile de recevoir une formation pertinente par rapport aux sujets de recherche et aux problèmes de développement auxquels sont confrontés leurs pays. En développant les outils et les réseaux qui leur sont nécessaires, le programme d'ateliers contribue à améliorer la réussite aux études tout en assurant des retombées quant à la recherche sur le terrain en Afrique et à la réinsertion des chercheurs en Afrique. En outre, la participation à un atelier doublerait les chances d'obtenir une bourse de la Fondation Rockefeller (près de 20 000 $ US.)

Encore cette année, un représentant du Conseil pour le développement de la recherche économique et sociale en Afrique (CODESRIA) participera à l'atelier francophone. Six autres ateliers se dérouleront, en anglais, dans autant de campus universitaires2 en Amérique du Nord.


1. Le programme African Development Dissertation Workshop Program est coordonné par l'Institute of International Studies de l'University of California (Berkeley).

2. Il s'agit des universités suivantes : University of California, Queen's University, University of Minnesota, Johns Hopkins University, Emory University, University of Wisconsin.


Sur Internet:
http://www.unites.uqam.ca/rockefeller