Volume XXV Numéro 13, 29 MARS 1999
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LA UNE

La maîtrise en sciences de l'environnement fête ses 25 ans

L'incontournable internationalisation de l'Université




SOMMAIRE DU NUMÉRO


Arts et Éducation
Quatre candidats aux postes de doyens


Des recherches majeures La genèse des langues créoles

Les réseaux d'égouts: un rôle clé dans l'urbanisation

Financement de la recherche universitaire
L'écart Canada / États-Unis atteint des proportions record


Communication
Séminaires et échanges


Quebec a Catalunya
Présence imposante de l'UQAM


Formation en environnement
Défis et enjeux actuels


Prix en marketing social

Appel de candidatures Concours en technologie

Les retraités créent un fonds de bourses

Réinvestir dans l'éducation
Les étudiants de l'UQAM manifestent!

Prix du meilleur plaideur

Travail et santé
Prix d'excellence


Titres d'ici

SOUTENANCES DE THÈSE

Titres d'ici
Intranet et entreprises

Il y a quelques années à peine, qui aurait pu imaginer la popularité que connaîtraient ces deux rejetons d'Internet que sont Intranet et Extranet? Or, dans un récent ouvrage, Jean-Paul Lafrance et Danielle Verville se sont penchés plus spécifiquement sur ce phénomène en pleine croissance que constitue l'« intranisation » des entreprises. L'Intranet s'applique-t-il à tous les types d'organisation? Quels sont les impacts d'un tel réseau sur l'organisation du travail? la culture de l'entreprise? les échanges? la productivité? Voilà quelques-unes des questions abordées dans L'Intranet par l'exemple. Après un premier chapitre consacré aux aspects techniques, les auteurs retracent les expériences de quelques entreprises québécoises qui se sont dotées d'un tel Internet privé, exclusivement consacré à leur organisation interne. Parmi les dimensions qui font l'objet de l'analyse, mentionnons : les méthodes d'implantation et les phases de développement des différents modèles d'Intranet; les trois grandes dynamiques - globalisation de l'information, décentralisation des décisions et approche client -, qui font qu'Intranet profite à une entreprise; et enfin, les bénéfices, en termes de productivité et de convivialité, qui y sont associés. Aux éditions IQ.


Sémiotique

S'insérant dans la lignée de la sémiotique piercienne, Catherine Saouter propose, dans Le langage visuel, des outils pour mieux comprendre le discours de l'image. Postulant que les expressions visuelles relèvent d'un langage en propre, l'auteure s'intéresse, en priorité, aux images elles-mêmes, en s'appuyant directement sur les enseignements que fournit la pratique picturale. L'expression visuelle est ici considérée comme témoignage d'une activité cognitive et communicative dans le champ de la culture, sans égard aux jugements qui font la partition entre le beau et le laid, l'art et le vulgaire. Sont donc cités, autant les chefs-d'oeuvre du patrimoine que les productions télévisuelles les plus ordinaires; c'est le langage visuel - conçu comme un système de production de sens puissamment ordonné et riche de solutions rhétoriques - qui fait l'objet de l'analyse et non la typologie des genres à laquelle il donne lieu. À noter que cet ouvrage, « qui s'adresse à tous ceux qui étudient, utilisent ou fabriquent des images », se divise en deux parties. La première porte sur la syntagmatique de l'image, tandis que la seconde aborde quatre topiques fondamentales: le récit, le cadre, l'unité spatiotemporelle et la mise en scène. Chez XYZ éditeur.


Regard de l'Autre sur l'Occident

Pour Nassib Samir El-Husseini, chercheur associé à la Chaire Téléglobe-Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques, la nécessité d'établir des dialogues entre les cultures est une urgence. À la brutale opposition entre l'Ouest et l'Est, L'Occident imaginaire. La vision de l'Autre dans la conscience politique arabe propose un portrait plein de nuances de la représentation que le monde arabe se fait de l'Occident. L'auteur y explore les légendes les plus anciennes, comme celle du rapt d'Ourba par Zeus, aussi bien que les expressions plus contemporaines d'idéalisation ou de rejet de l'Occident, les traces laissées par les Croisades ou l'expédition napoléonienne, tout comme la blessure plus récente provoquée par la création d'Israël. De l'enchantement total au rejet radical en passant par la suspicion pragmatique, les visions de l'Occident abondent, menant l'auteur, né au Liban, à une quête de soi, à un questionnement sur l'identité arabe.

Empruntant la piste de L'Orient imaginaire du professeur Thierry Hentsch qui écrivait il y a dix ans « La compréhension de soi passe par l'autre », l'auteur ne cache pas ses intentions : « Mieux se faire connaître par l'Autre et l'inviter à en faire autant engendre un mouvement susceptible d'assainir l'état envenimé des rapports. » L'ouvrage publié dans la collection « L'âge de la démocratie » aux Presses de l'UQ initie une rencontre qui remédie au manque de compréhension, refuse les étiquettes et débusque au passage quelques préjugés.


Pour comprendre ceux qui errent

« La tolérance, ce serait de tolérer l'errance », peut-on lire dans le dernier numéro de la revue Nouvelles pratiques sociales (NPS), qui propose un dossier étoffé sur le thème de l'itinérance. Les chercheurs et praticiens du CRI (Collectif de recherche sur l'itinérance) comptent parmi les auteurs de cette réflexion orientée non pas seulement sur l'itinérant comme personne qu'il faudrait aider, mais aussi comme le reflet d'une société en difficulté qu'il faudrait changer. Comprendre l'itinérant, c'est aussi comprendre l'itinérance, qui soulève nos angoisses sociales face aux pertes de repères.

En rapprochant les expertises et en comparant les regards, le dossier de NPS illustre la complexité du thème abordé, la diversité des perspectives et les différences de valeurs. On y traite, entre autres sujets, de la présence de cet « étranger dans la cité »; de la rencontre entre agents de surveillance et itinérants dans le métro; du profil, des services et interventions offerts aux itinérants souffrant de troubles mentaux graves et persistants; de la criminalisation et de l'incarcération des itinérants; du problème historique de la pauvreté extrême et de l'errance à Montréal depuis le XIXe siècle, et des interventions des centres de jour.

On trouve en outre dans ce numéro le texte de l'« Appel en faveur d'une économie sociale et solidaire », rendu public en avril 1998 et les noms des signataires, ainsi qu'une entrevue avec Claude Charbonneau, directeur de l'organisme Accès-Cible (Santé mentale travail). Publié aux Presses de l'UQ.


Éducation

Les programmes d'études catholiques francophones du Québec (Les Éditions Logiques) retrace l'histoire des connaissances enseignées à l'école, de la fondation de la colonie à nos jours. S'y retrouvent, entre autres, les textes originaux des programmes d'études de langue française qui se sont succédé, de 1861 à 1944, dans les écoles publiques catholiques du Québec. En réunissant ces pièces d'archives et en les rendant accessibles hors des murs des bibliothèques, Bernard Lefebvre et Michel Allard ont voulu, notamment, faciliter la tâche aux enseignants et aux étudiants désireux de consulter ces documents. La démarche visait aussi à offrir aux chercheurs et aux réformateurs de programmes un outil pratique pour analyser et comparer les principes, les directions et les descripteurs qui ont caractérisé, au fil du temps, l'enseignement au Québec. Ces anciens programmes d'études sont regroupés en quatre grandes périodes historiques, chacune étant précédée d'une analyse explicative ou interprétative. Un ouvrage qui démontre, à l'évidence, que l'on aurait tort de s'imaginer que rien ne s'est passé en éducation avant la parution du rapport Parent...!


Sociologie

La dernière édition (no 31, 1998) des Cahiers de recherche sociologique, publiés par le département de sociologie, se veut un numéro hors thème. Des six articles qui le composent se dégage un certain nombre de préoccupations centrales de la sociologie actuelle. Ainsi, Immanuel Wallerstein se livre à une analyse des principaux défis auxquels la sociologie doit faire face en cette fin de siècle.

Sur le plan des préoccupations plus immédiates, deux contributions, celles de Lucie France Dagenais et de Michel Parazelli, nous rappellent l'importance de la question de la jeunesse comme catégorie sociale et de sa difficile intégration à la société. Par ailleurs, la question du lien social et de ses mutations constitue une autre des préoccupations importantes de la sociologie contemporaine. Deux textes abordent plus ou moins directement ce thème à partir, cependant, de points de vue différents. Philippe Bataille, Marie Mc Andrew et Maryse Potvin s'intéressent au racisme et aux mesures institutionnelles destinées à le combattre, tandis que Daniel Béland traite de la vaste question de la solidarité sociale qui fut une valeur centrale de l'État-providence dans l'après-guerre. Enfin, Ghislaine Thomas et Danielle Laberge nous livrent une étude de la pénalité en tant que pratique discursive dans la perspective archéo-généalogique de Michel Foucault.