Volume XXV Numéro 3, 13 OCTOBRE 1998
14/09/98 28/09/98 12/10/98 26/10/98 9/11/98 23/11/98 07/12/98
18/01/99 01/02/99 15/02/99 01/03/99 15/03/99 29/03/99 12/04/99
LA UNE

Manitou ouvre la porte de la bibliothèque universelle

Désignation des doyens
Suffrage universel pondéré


Recherche et expérimentation en danse




SOMMAIRE DU NUMÉRO

Bibliothèque virtuelle
60 000 $ de Bell Canada


Les sciences de la vie et la chimie: un savoir utile et des programmes performants

Physique, mathématiques et informatique
Favoriser une collaboration optimale entre les universités


L'interdisciplinarité, un thème qui mérite réflexion !

La mineure en étude de la population:
Un parti-pris interdisciplinaire, multidépartemental mais aussi ... interfacultaire


Rapprochement modules/départements
Meilleure intégration des programmes de tous les cycles


Subventions CRSH à la recherche
Nos chercheurs se surpassent


Bourses de doctorat CRSH 1998-1999
Le plus haut taux de succès en cinq ans


Le CIRST en plein élan: nouveau protocole, nouvelle subvention

La grossesse à l'adolescence: un enjeu social d'envergure

En cas de divorce ou de séparation
Comment protéger les droits de l'enfant ?


Pouvoir et démocratie dans les groupes de femmes

Colloque de l'Association d'économie politique
Réflexion sur le développement des métropoles


Paix au Moyen-Orient
Un colloque se penchera sur les enjeux et les solutions


Concours FCAR et CRSH
Toute une performance pour les chercheurs du CREFÉ!


Nouvelles activités de la Chaire Bombardier
Vers des liens plus étroits entre l'Université et le monde des entreprises

Thérèse Paquet-Sévigny reçoit la médaille Marie-Curie

Traitement plus rapide des demandes d'admission

Nouvelle registraire

21 nouveaux boursiers du CRSNG

Frontières: 10 ans déjà!

Galerie de l'UQAM
Les machines à l'honneur


SOUTENANCES DE THÈSE

COMMISSION DES ÉTUDES

VITE LU

Les sciences de la vie et la chimie: un savoir utile et des programmes performants

L'avancement des sciences de la vie et de la chimie telles qu'enseignées dans les universités, de même que l'expertise des diplômés en ces matières, contribuent directement «à l'essor de la société québécoise, à sa qualité de vie et à sa croissance au sein d'une nouvelle économie du savoir». Voilà le constat nettement positif que dresse la Commission des universités sur les programmes (CUP) dans le sixième rapport qu'elle vient tout juste de déposer, lequel portait sur les programmes de biologie, de chimie, de biochimie, de microbiologie, des sciences biomédicales et des sciences de l'environnement.

La qualité des programmes
Les programmes1 dans les six secteurs examinés offrent, selon la CUP, une formation de qualité, à la fine pointe des nouvelles connaissances. À cet égard, la Commission retient le large éventail d'orientations complémentaires offert par les établissements universitaires, la diversité des approches pédagogiques utilisées, le haut niveau de financement de la recherche et l'étendue des réseaux de collaboration tissés sur les plans national et international. À cela, s'ajoutent une augmentation de la clientèle, des taux de réussite enviables et un taux de placement intéressant, surtout après l'obtention d'un diplôme d'études supérieures. La CUP invite cependant les universités à intégrer dans leurs programmes des cours sur l'éthique ou l'entrepreneurship. Ceci, afin «de mieux préparer les diplômés à répondre aux exigences de la nouvelle économie, de stimuler la valorisation des fruits de la recherche, et d'éclaircir les enjeux éthiques qui ne cessent d'émerger avec l'avancement de la génétique et de la biologie moléculaire».

Les effets des coupures
Les récentes compressions budgétaires, selon la CUP, ont entraîné d'importantes répercussions en sciences de la vie et en chimie. Ainsi, depuis cinq ans, près de la moitié des programmes ont été réévalués par les institutions. Le déclin du financement public de la recherche et la décroissance de 7,4 % du nombre de professeurs réguliers de 1992 à 1997, suscitent également moult craintes. Afin de combler les postes laissés vacants à la suite des départs à la retraite, la CUP recommande aux unités d'élaborer un scénario de collaboration de manière à ce que les étudiants puissent accéder à l'expertise disponible dans l'ensemble des départements actifs aux cycles supérieurs. De plus, la CUP suggère d'expliciter les critères d'habilitation à diriger les thèses et les mémoires, de même que les modalités de reconnaissance du travail de supervision réalisé à l'extérieur de l'institution d'attache des professeurs. La Commission estime en outre que tout nouveau programme aux cycles supérieurs doit tenir compte des complémentarités entre les universités.

Par ailleurs, on constate que l'enseignement pratique dans les laboratoires et sur le terrain semble avoir particulièrement souffert des contraintes budgétaires. Or, la CUP rappelle aux universités qu'elles doivent mettre à la disposition des étudiants les laboratoires et les équipements appropriés, ainsi que le personnel professionnel et technique requis, afin de continuer à dispenser une formation véritablement adéquate. Aux établissements qui envisagent contingenter les admissions, la CUP tient à préciser qu'une telle décision aurait pour résultat de «priver le Québec d'une main-d'oeuvre hautement qualifiée dans les domaines de pointe des sciences de la vie et de la chimie, main-d'oeuvre réclamée de manière récurrente par l'industrie du savoir». Conclusion du rapport? Pour que tout le potentiel québécois en matière de santé, de ressources naturelles, d'agriculture, et d'alimentation puisse se concrétiser, les universités doivent conserver les moyens de faire de l'enseignement et de la recherche en sciences de la vie et en chimie.


  1. La CUP a dénombré 180 programmes offerts en sciences de la vie et en chimie, auxquels sont inscrits plus de 11 000 étudiants. À noter que la Faculté des sciences de l'UQAM offre des programmes dans quatre des six secteurs examinés par la CUP, soit: chimie, biochimie, biologie et sciences de l'environnement.