Volume XXV Numéro 4, 26 OCTOBRE 1998
14/09/98 28/09/98 12/10/98 26/10/98 9/11/98 23/11/98 07/12/98
18/01/99 01/02/99 15/02/99 01/03/99 15/03/99 29/03/99 12/04/99
LA UNE

Nouveau vice-rectorat consacré à la recherche
Un rôle d'appui, d'animation et d'accompagnement


Aménagement du territoire
450 000 $ pour un projet du GEIGER


SOMMAIRE DU NUMÉRO

Génie logiciel
Nos experts appelés à définir la profession


Aménagement forestier durable
Inauguration d'une Chaire industrielle CRSNG*UQAT*UQAM


«Cultiver les réflexes de créativité et d'imagination»
- Paule Leduc, rectrice


Six candidats en lice pour les postes de doyens

Atelier international en environnement
La qualité des eaux du Saint-Laurent et du lac Biwa


Recherche-action en milieu scolaire
Transformer l'enseignement de la danse


De nouvelles pistes d'action pour l'encadrement des étudiants

Colloque en droit privé
20 ans de recours collectif


Nouveau programme de deuxième cycle
en enseignement du français


Prix de littérature

Des diplômés en gestion honorés

Hommage à Pierre Dansereau

«L'avènement étudiant»

Centre de design
«L'espace libre dans la ville»


Campagne Centraide UQAM 1998
Des sous pour changer les choses


Génie logiciel

Nos experts appelés à définir la profession
Les membres du Comité aviseur du projet SWEBOK lors de leur première rencontre tenue au Mont-Tremblant, sous les auspices de l'UQAM.

Une rencontre internationale d'importance capitale pour le domaine du génie logiciel s'est déroulée récemment au Mont-Tremblant, sous les auspices de l'UQAM, en vue de délimiter le champ de connaissances de cette discipline et de définir, éventuellement, des normes et des critères de base pour les programmes de formation et la certification des diplômés. Plus précisément, cet ambitieux projet, intitulé Software Engineering Body of Knowledge (SWEBOK), qui émane de l'Institute of Electrical and Electronic Engineers (IEEE) Computer Society, vise à jeter les bases de cette nouvelle profession et à en faire la promotion à l'échelle mondiale. Or, c'est à des spécialistes de l'UQAM que la IEEE Computer Society a confié l'importante mission qui consiste à élaborer un premier guide structuré du corpus de connaissances relatives au domaine du génie logiciel.

L'équipe de travail
Sous la responsabilité du président de la IEEE Computer Society, M. Leonard Tripp, une équipe de travail a été formée, laquelle est composée de deux éditeurs exécutifs, dont l'un, M. Alain Abran, est professeur au département d'informatique de l'UQAM et directeur du Laboratoire de recherche en gestion des logiciels (LRGL). En outre, deux de ses collègues, soit MM. Pierre Bourque, directeur-adjoint du LRGL, et Robert Dupuis, professeur et directeur des études de cycles supérieurs au département d'informatique, ont été appelés à assumer la responsabilité de l'édition du guide. En dépit de l'ampleur de la tâche qui les attend, les choses vont bon train. Ainsi, lors de la rencontre de Mont-Tremblant, l'équipe éditoriale a déjà été en mesure de proposer un avant-projet au Comité aviseur qui regroupe des sommités dans le domaine du génie logiciel ainsi que des représentants d'entreprises, d'associations professionnelles et d'organismes de normalisation internationale (ISO/CS7). «Lors de cette rencontre, on a revu les échéanciers et les biens livrables, on a discuté des champs d'expertises définis dans le guide ainsi que des disciplines connexes au génie logiciel», de préciser Pierre Bourque.

L'atteinte d'un consensus
L'objectif, à long terme, de rappeler M. Dupuis, est de faire en sorte que les contenus des programmes, ainsi que les critères de certification et d'accréditation des personnes qui oeuvrent dans le domaine du génie logiciel ne diffèrent pas sensiblement d'un établissement à l'autre et d'un pays à l'autre, de manière à favoriser la mobilité des personnels, et à assurer la crédibilité et la pertinence des résultats. Pour y parvenir, ajoute ce dernier, il faut passer à travers un important processus de consultation au sein de la communauté, laquelle comprend les milieux académiques, bien sûr, mais aussi les milieux d'affaires, les associations professionnelles, les organismes chargés d'établir les normes internationales, etc. «Les intérêts ne sont pas toujours convergents et on doit s'assurer d'un consensus, ce qui représente, pour nous, un défi de taille», admet M. Dupuis.

Une démarche historique
Un défi certes, mais qui n'est pas sans comporter une large part d'enrichissement intellectuel et de gratifications: «En participant à ce projet, dira Pierre Bourque, nous avons l'occasion de travailler avec des gens qui figurent parmi les plus grands experts du domaine». Et son collègue de renchérir: «On a pas souvent la chance de travailler à l'instauration d'une nouvelle profession et de faire en sorte que le nom de l'UQAM puisse être associé à une telle démarche historique». Car il faut bien voir que la mission confiée aux chercheurs uqamiens par l'IEEE Computer Society, un des plus importants organismes internationaux de normalisation, est loin d'être anodine. Pour faire image, c'est un peu comme si la Cour international de la Haye approcherait le département des sciences juridiques afin qu'il produise un document de base en droit international, ce qui, convenons-le, n'est pas rien! À noter que les chercheurs uqamiens ont encore du pain sur la planche, puisque le projet, d'une durée de quatre ans, comporte plusieurs phases: le dépôt de l'avant-projet (Straw Man Version), le dépôt d'une seconde version après consultation (Stone Man Version) et enfin l'élaboration du guide final (Iron Man Version).