Volume XXV Numéro 5, 9 NOVEMBRE 1998
14/09/98 28/09/98 12/10/98 26/10/98 9/11/98 23/11/98 07/12/98
18/01/99 01/02/99 15/02/99 01/03/99 15/03/99 29/03/99 12/04/99
LA UNE

Un travail de moine sur une vie de saints!

L'Université doit se questionner

Rapport de l'ombudsman


SOMMAIRE DU NUMÉRO


Plan d'action triennal
Pour une meilleure intégration des TIC dans la formation


Un programme de certificat en anglais dès janvier

Colloque organisé par la Chaire de Tourisme
Culture et tourisme : une affaire de créativité


Encadrement des étudiants
Des actions jugées prioritaires


SCRUTIN DANS LES FACULTÉS:

Le mot des candidats:
M. Tho-Hau Nguyen
M. Claude Hillaire-Marcel
M. Marcel Rafie
M. Robert Proulx
M. Luc-Normand Tellier
Mme Marquita Riel

Titres d'ici

Ouvrages en études stratégiques

Appel de candidatures pour les prix de l'Acfas

Chaire Bombardier
Modifications au programme de bourses de recherche


Mercedes Palomino honorée

Employés à la retraite

Caisse d'économie
Assemblée annuelle


Bourse d'excellence

COMMISSION DES ÉTUDES

SOUTENANCES DE THÈSE

VITE LU

Avis de scrutin

«Neurones en forme»
Au-delà des muscles


Le Choeur de l'UQAM: 20 ans d'éducation populaire !

Don de sculptures pour la création d'un fonds de bourses

La Maison de la culture a repris son élan
Titres d'ici
Littérature du Québec

C'est en quelque sorte deux ouvrages en un que propose Robert Lahaise, professeur honoraire de l'UQAM, dans Une histoire du Québec par sa littérature, l914-l939 paru récemment chez Guérin. Docteur en histoire et en littérature, l'auteur explique ainsi son choix de les publier en un seul volume: « ...ils se complètent tout naturellement: l'essai Dieu le ber intègre la littérature à l'histoire, alors que les documents compris dans De la guerre à la sainte Misère! illustrent cette osmose». Avant la révolution dite tranquille, lit-on dans l'avant-propos, la littérature québécoise prolongeait, pour l'essentiel, l'histoire dans ses thèmes dominants: «...les Canadiens français, comme on les appelait alors, demeuraient généralement plus que réticents envers l'art pour l'art ». Quant aux années charnières retenues, l'auteur les justifie comme suit: « En l914, face à l'Europe en folie, nous nous recroquevillons sur un Québec idéologiquement rural, mais pratiquement en voie d'industrialisation. Ce déphasage ne tient plus avec la Deuxième Guerre mondiale. » Par ailleurs, en greffant aux sources historiques traditionnelles la perception qu'avaient de ces événements les poètes, chansonniers, romanciers et essayistes, Robert Lahaise espère rapprocher les lecteurs de la réalité vécue durant ce quart de siècle.


Le tour de l'île

Tous les peuples entretiennent avec certains lieux des liens symboliques qui expriment leur origine et les lignes de force qui les ont modelés. C'est le cas de l'île d'Orléans qui, pour le peuple québécois, appartient à ces espaces mythiques où se sont forgés l'âme et le caractère d'une collectivité.

Dans un imposant album (416 pages) réalisé avec la collaboration de Pierre Lahoud, Michel Lessard, professeur en histoire de l'art à l'UQAM, nous présente ce pays de familles souches dont sont issus des milliers et des milliers de francophones qui ont participé avec leurs descendants à la création du Québec moderne. Il relate son histoire et nous invite à découvrir la richesse des trésors sacrés que recèlent ses églises, le charme et l'originalité de ses maisons ancestrales et de son paysage. L'ouvrage est illustré de centaines de photographies anciennes, d'autant de photographies d'artistes actuels, véritables peintres de la lumière, de relevés d'architecture et de dessins ethnographiques. Bref, l'auteur propose au lecteur, à la suite du poète, de faire son propre «tour de l'île».

L'île d'Orléans. Aux sources du peuple québécois et de l'Amérique française, publié aux Éditions de l'Homme.


Arts visuels

Dans quelle mesure les sciences de la cognition, y compris les neurosciences, peuvent-elles contribuer à l'esthétique des arts visuels ? Telle est la problématique abordée par Nycole Paquin, professeure en sémiologie des arts visuels à l'UQAM, dans un récent ouvrage intitulé Le corps juge. Selon elle, «malgré le décloisonnement progressif des spécialisations au cours de la dernière décennie, un lourd climat de scepticisme pèse encore sur toute tentative de raccorder les sciences dites dures (biologie, physiologie et neurologie), les sciences dites molles (psychologie, histoire, sociologie et anthropologie) et l'esthétique des arts visuels que personne n'ose évidemment qualifier de science !».

Des concepts tabous comme le beau, le bon et le vrai sont ici examinés dans une visée qui ne cherche plus à définir ce qui est beau, bon et vrai, mais qui tend plutôt à interroger comment, c'est-à-dire sur quelles bases fonctionnelles interreliées, les individus en arrivent à formuler de tels jugements. L'étude procède à la mise en place des fondements majeurs de la cognition et du jugement, regroupe des modalités cognitives pouvant être reliées à l'expérience esthétique et accorde une attention particulière à la métaphore comme activité vitale par laquelle le sujet entre en correspondance avec le monde.

Le corps juge. Sciences de la cognition et esthétique des arts visuels. XYZ éditeur, collection Documents.


Le paradoxe canadien

Ce Que sais-je? (Puf, no 3354) paru sous la plume de Julien Bauer, professeur au département de science politique à l'UQAM, vise à faire le point sur les institutions, les usages et le mode de fonctionnement qui caractérisent le système politique canadien. Quelles conditions géographiques, historiques et économiques ont influencé le développement du Canada? Quels pouvoirs sont dévolus au gouvernement fédéral et aux dix gouvernements provinciaux? Comment les autochtones, les peuples dits fondateurs et les autres, parviennent-ils à cohabiter? Quelle est la place respective de ces groupes dans le système politique canadien et quels changements réclament-ils? Voilà quelques-unes des questions abordées par Julien Bauer. De plus, la capacité du Canada de résister au mouvement indépendantiste québécois et aux forces centrifuges de l'Ouest, ainsi que la puissante attraction des États-Unis et les risques qui y sont associés, sont également évoqués. Enfin, l'épineux problème de l'identité canadienne figure parmi les préoccupations de l'auteur. Bref, un ouvrage qui démontre, à l'évidence, que pour «un pays qui paraît sans histoire, le Canada n'en manque pas».