Volume XXV Numéro 8, 18 janvier 1999
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LA UNE

Création du bureau des études

Communiquer en temps de crise

Recherche et partenariats: quels enjeux?

SOMMAIRE DU NUMÉRO

Prix Orange au Complexe des sciences

Pour aider les victimes de Mitch

Gaël Texier et la Bourse Yvan Cournoyer

Plus de 100 bourses

Le savoir biomédical entre laboratoire et clinique

Adaptation scolaire et sociale: nouveau site Web

Conférences de la Chaire Bombardier

Prix du coopérateur de l'année 1998

Don du SEUQAM

VITE LU

Avis de scrutin

Les lauréats du TOXEN

Financement de stages à l'étranger

Le GREFI remet 40 000$ en bourses

Esquisses en danse

Doctorat honorifique à Mikis Theodorakis

Subvention d'une fondation privée

Formule majeures/mineures

Réforme de programmes en études urbaines

Une rousse à la rescousse d'un chevalier !

Titres d'ici

SOUTENANCES DE THÈSE

Quand l'art rencontre l'anthropologie

Colette Boky au Panthéon canadien de l'art lyrique

Le verglas vu et revu

Rétrospective des travaux de Roger Pfund

Ateliers de théâtre

Doctorat honorifique
décerné à Mikis Theodorakis

Le compositeur Mikis Theodorakis, entouré de la rectrice, Mme Paule Leduc, et de M. Pierre J. Jeanniot, chancelier de l'UQAM.

Lors du récent passage à Montréal de Mikis Theodorakis, l'UQAM a tenu à rendre hommage au compositeur en lui décernant le titre de docteur honoris causa. Par ce geste, l'Université visait non seulement à souligner l'importance de l'oeuvre musicale de l'artiste, mais encore à reconnaître sa contribution exceptionnelle à la cause de la liberté et de la paix. La cérémonie s'est d'ailleurs déroulée à la basilique Notre-Dame dans le cadre d'un concert où monsieur Theodorakis a dirigé son oratorio Canto General sur un poème de Pablo Neruda, à l'occasion du 25e anniversaire de la mort du poète chilien et du 50e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.

Hommage à l'artiste et au citoyen
Compositeur accompli et politiquement engagé, Mikis Theodorakis, faut-il le rappeler, a fait découvrir au monde tant la profonde beauté des mélodies grecques que les horreurs associées aux dictatures militaires et aux abus policiers. Ses compositions nombreuses et variées - chansons, musiques symphoniques, cantates, oratorios, etc. -, inspirées du folkore et de la liturgie byzantine, ont sans conteste contribué à la renaissance de la musique grecque. Par ailleurs, en composant la trame sonore de films comme Z, État de siège et Serpico, sa musique reste à jamais associée à la lutte pour la liberté, une liberté que l'artiste a lui-même chèrement acquise après la clandestinité, les emprisonnements, la torture et l'exil. Âgé maintenant de 73 ans, le compositeur qui a résisté à l'occupation nazie et fasciste, s'est rebellé contre la présence anglaise et américaine, et s'est opposé à la dictature des colonels, poursuit encore et toujours son engagement en faveur de la paix et de la liberté en militant, notamment, en faveur d'un rapprochement entre les peuples grec et turc. C'est «cette heureuse rencontre, chez un même individu, de l'artiste et du citoyen», que l'UQAM, par décision de son Conseil d'administration et sur recommandation de son département de musique, a tenu à saluer et à honorer.