Volume XXVI Numéro 1, 13 SEPTEMBRE 1999
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LES ARCHIVES
LA UNE

La Rentrée 1999
Un 30e rendez-vous


L'urgence de comprendre l'océan

Une Faculté de science politique et de droit


SOMMAIRE DU NUMÉRO

Succès de la mission à bord du Marion-Dufresne
L'urgence de comprendre l'océan


Rentrée 1999
Un 30e rendez-vous


Une réalité unique au Québec
Une Faculté de science politique et de droit est créée


La Fondation dépasse ses objectifs

Un Centre d'études interdisciplinaires Wallonie-Bruxelles à l'UQAM

Processus de sectorisation
Le CA nomme trois doyens


Recommandations de la CUP

La CUP fait le bilan et lance un cri d'alarme

Une pédagogie qui suscite un intérêt croissant

Philippe Séguin invité à l'UQAM

« Il faut défendre l'idée que l'université est un service public ! »

Nomination au Conseil de la Science et de la Technologie

VITE LU

  • Le grand DSA se divise en trois
  • Un étudiant à la maîtrise en kinanthropologie s'illustre
  • Prix Lizette-Gervais


  • COLLOQUES
  • Histoire de la statistique
  • L'État québécois et les universités
  • Malaise dans la clinique


  • Une réalité unique au Québec

    Une Faculté de science politique et de droit est créée
    M. Jacques Lévesque, doyen intérimaire de la nouvelle Faculté de science politique et de droit et professeur au Département de science politique.

    S'inspirant d'un modèle reconnu en Europe, les départements de science politique et de sciences juridiques 1 ont décidé de s'associer pour former la toute nouvelle Faculté de science politique et de droit, une réalité unique au Québec.

    Droit et politique: des liens étroits
    Pour comprendre les motifs de création d'une telle Faculté, il faut se rappeler que le droit et la politique sont étroitement liés dans nos sociétés contemporaines. Ainsi, par exemple, l'activité politique s'exerce en composant avec un ensemble de balises juridiques : constitutions, chartes des droits et libertés, processus d'élection, etc. En retour, c'est à travers le processus politique que sont décidés, appliqués et amendés, les lois et règlements encadrant la vie des sociétés. C'est dans ce contexte que la nouvelle Faculté de science politique et de droit constituera un axe de formation et de recherche permettant d'aborder, à la fois dans leurs dimensions politiques et juridiques, certains des grands problèmes qui secouent nos sociétés : internationalisation des échanges, droits individuels et collectifs, organisation des réseaux de services publics, questions constitutionnelles, etc.

    Complémentarité et synergie
    Selon M. Jacques Lévesque, doyen intérimaire de la Faculté et professeur au Département de science politique, il existe entre les domaines de formation et de recherche des deux départements une complémentarité et une synergie naturelles, voire de nombreuses affinités. Ainsi, on trouve des complémentarités entre, d'une part, les enseignements en droit social et du travail, en droit international et en droit public et, d'autre part, ceux en politiques sociales, en relations internationales et en administration publique.

    Par ailleurs, note M. Lévesque, la création de la nouvelle Faculté assurera aux deux départements concernés une position forte dans leurs champs disciplinaires respectifs, tout en favorisant une meilleure visibilité à leurs programmes, tant au premier cycle qu'aux cycles supérieurs. Enfin, la Faculté permettra d'attirer de nouveaux étudiants à l'UQAM.

    Des champs d'expertise
    S'il existe un pôle d'excellence en matière de formation et de recherche au sein de la Faculté, c'est bien celui des relations internationales, grâce à la convergence des forces des deux départements en ce domaine. Par exemple, en droit international, l'UQAM présente un bassin de professeurs encore plus imposant qu'à l'Université de Montréal. Sans compter la Chaire Téléglobe Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques qui n'a d'équivalent dans aucune autre université du Québec. « Ce champ d'expertise, explique M. Lévesque, sera aussi renforcé avec la création éventuelle d'une Chaire UNESCO des Droits de l'homme. On sait que la problématique des Droits de l'homme comporte des enjeux de politique internationale ainsi que juridiques.». En outre, ajoute le doyen intérimaire, les domaines du droit public, du droit administratif, du droit constitutionnel et celui des politiques publiques, représentent autant de créneaux que la Faculté entend développer.

    De nombreux projets
    La Faculté a de nombreux projets dans son sac, dont un des plus importants est la création, pour septembre 2000, d'un programme de maîtrise professionnelle en études mondiales et régionales. « Cette maîtrise, souligne Jacques Lévesque, représente un champ d'études interdisciplinaire et offre des perspectives intéressantes de coopération interuniversitaire ». De plus, comme les Départements de science politique et de sciences juridiques ont des affinités avec d'autres disciplines des sciences humaines et qu'il faut éviter les cloisonnements, la Faculté envisage de créer, à moyen terme, des baccalauréats bi-disciplinaires comprenant une majeure en politique et des mineures en droit, en économie, en histoire, en communications, etc. Un double baccalauréat (120 crédits) droit-science politique, une maîtrise de recherche bi-disciplinaire en science politique (avec mémoire) et un doctorat conjoint en études internationales comptent également parmi les autres projets.

    Les unités de recherche de la Faculté
    Chaire
  • Chaire Téléglobe Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques
  • Centres et groupes de recherche

  • Centre d'études sur les politiques étrangères et de sécurité (CEPES)
  • Centre de recherche en droit, sciences et sociétés (GRID)
  • Centre d'études sur le droit international et la mondialisation (CEDIM)
  • Groupe d'études sur les pratiques et politiques statistiques (GREPPS)
  • Groupe de recherche sur l'intégration continentale (GRIC)
  • Groupe de recherche sur la reconversion industrielle (GRRI)
  • Groupe de recherche en droit privé (GRDP)
  • La Faculté a enfin l'intention de renforcer son programme de stages pratiques : stages professionnels dans un milieu de pratique juridique; stages de formation et de recherche en science politique. Elle veut aussi promouvoir des accords favorisant la mobilité internationale des étudiants.

    Selon Jacques Lévesque, des passerelles seront maintenues avec la Faculté des sciences humaines. Cette dernière déléguera deux professeurs au Conseil académique de la nouvelle Faculté. Par ailleurs, des mécanismes sont prévus afin d'assurer la consultation et les échanges sur, notamment, des projets de modification ou de création de programmes.

    « Beaucoup reste à faire au chapitre de l'organisation et de la mise en place des structures facultaires. L'élection d'un premier doyen devrait se faire vers la fin novembre ou début décembre, et il faut faire avancer le projet de maîtrise professionnelle », de conclure M. Lévesque.

    1. De taille comparable, ces deux départements regroupent chacun un peu plus de 30 professeurs, de 40 à 60 chargés de cours, et comportent des structures de programmes comparables et complémentaires. Enfin, près de 1 400 étudiants, tous cycles confondus, sont inscrits aux divers programmes de la Faculté.