Volume XXVI Numéro 1, 13 SEPTEMBRE 1999
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LES ARCHIVES
LA UNE

La Rentrée 1999
Un 30e rendez-vous


L'urgence de comprendre l'océan

Une Faculté de science politique et de droit


SOMMAIRE DU NUMÉRO

Succès de la mission à bord du Marion-Dufresne
L'urgence de comprendre l'océan


Rentrée 1999
Un 30e rendez-vous


Une réalité unique au Québec
Une Faculté de science politique et de droit est créée


La Fondation dépasse ses objectifs

Un Centre d'études interdisciplinaires Wallonie-Bruxelles à l'UQAM

Processus de sectorisation
Le CA nomme trois doyens


Recommandations de la CUP

La CUP fait le bilan et lance un cri d'alarme

Une pédagogie qui suscite un intérêt croissant

Philippe Séguin invité à l'UQAM

« Il faut défendre l'idée que l'université est un service public ! »

Nomination au Conseil de la Science et de la Technologie

VITE LU

  • Le grand DSA se divise en trois
  • Un étudiant à la maîtrise en kinanthropologie s'illustre
  • Prix Lizette-Gervais


  • COLLOQUES
  • Histoire de la statistique
  • L'État québécois et les universités
  • Malaise dans la clinique


  • Aux deux tiers de son mandat

    La CUP fait le bilan et lance un cri d'alarme

    Parvenue aux deux tiers de son mandat, la Commission des universités sur les programmes (CUP) vient de rendre public le rapport d'étape qu'elle a adressé récemment au ministre d'État à l'Éducation et à la Jeunesse, François Legault. Contrairement aux critiques que d'aucuns redoutaient, ce document met de l'avant les nombreux efforts qu'ont déployés les universités québécoises, au cours des dernières années, pour rationaliser l'offre de programmes et transformer les pratiques. Bien plus, on conclut que dans l'ensemble, l'offre de programmes d'études universitaires respecte les objectifs fixés par la ministre de l'Éducation en 1996, Pauline Marois, en matière « d'efficacité, d'accessibilité et d'équité régionale ».

    Le rapport signale toutefois trois principaux points sur lesquels la CUP juge qu'il y a matière à réflexion : (1) le cas des disciplines fondamentales, lesquelles sont de plus en plus délaissées au profit des programmes professionnels; (2) la décroissance de la population étudiante, qui a globalement diminué de 12 % entre 1992 et 1997; et (3) la réduction du corps professoral qui, de 1994 à 1998, a connu une diminution de l'ordre de 10 % soit, on le sait, l'équivalent des effectifs professoraux de l'UQAM. À ce sujet, le président de la Commission, Michel Gervais, n'y va pas par quatre chemins et lance un véritable cri d'alarme : « Si les compressions budgétaires des dernières années ont mis en péril la capacité des universités québécoises de maintenir la qualité des formations qu'elles dispensent, c'est en raison surtout des difficultés qu'elles éprouvent à renouveler leurs effectifs professoraux ». Il s'agit là, indéniablement, d'un point de vue que partage la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CRÉPUQ), puisque parmi les priorités collectives de réinvestissement qu'elle a identifiées, en juin dernier, à la demande du ministre Legault, le réinvestissement dans le corps professoral figurait au premier rang. Il faudra cependant patienter jusqu'à l'adoption de la nouvelle politique à l'égard des universités, prévue pour l'hiver 2000, pour savoir si le ministre abonde lui aussi dans le même sens. Dans l'intervalle, la CUP poursuivra ses travaux, puisque des 23 sous-commissions prévues pour mener ses études, neuf d'entre elles n'ont pas encore déposé leur rapport et devront le faire d'ici la fin de l'année.