Volume XXVI Numéro 10, 28 Février 2000
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LES ARCHIVES
LA UNE

Création d'un Centre d'études Wallonie-Bruxelles

Une Chaire qui allie science et gestion

Les étudiants débattent, protestent et manifestent


SOMMAIRE DU NUMÉRO

>La rétro le 25 mai !

Un nouveau cadre d'éthique pour la recherche avec des êtres humains

Pour une meilleure intégration, en français, des immigrants

Pour une approche écosystémique de la santé

Préserver la santé des artistes

Don de livres japonais

Premières bourses CN en ergonomie

La Chine intéressée par l'expertise de l'UQAM en &ťacute;cotourisme

Séisme en Colombie

Colloque sur la folie

Deux autres rapports sectoriels de la CUP

  • Éducation physique
  • Administration et économique


  • L'art en cavale

    Un magicien de l'affiche

    École de fouilles

    SOUTENANCES DE THÈSE

    VITE LU
    Création d'un Centre d'études Wallonie-Bruxelles
    M. Michel Biron, coordonnateur du Centre d'études Wallonie-Bruxelles, et M. Jean-Pierre Lemasson, directeur du Bureau de la coopération internationale à l'UQAM.
    L'UQAM et la délégation Wallonie-Bruxelles au Québec1 se sont associées pour créer à l'Université le Centre pluridisciplinaire d'études Wallonie-Bruxelles. Ce Centre, qui sera rattaché à la Faculté des lettres, langues et communications, aura pour mandat général de promouvoir entre les communautés belges et québécoises francophones de nouveaux partenariats dans plusieurs sphères d'activités, qu'elles soient artistiques, scientifiques, culturelles, politiques, sociales ou économiques. C'est M. Michel Biron, professeur au Département d'études littéraires et spécialiste de la littérature belge, qui en assumera la direction.
    Pourquoi à l'UQAM ?
    Comme le rappelle M. Biron, il existe en Belgique, depuis 1977, un Centre d'études québécoises ayant pour mission de promouvoir la connaissance du Québec. Depuis lors, les collaborations entre chercheurs belges et québécois ont été nombreuses. C'est cette même stratégie que les autorités belges ont décidé d'utiliser afin de mieux faire connaître la Belgique francophone au Québec. Aussi l'UQAM, par son dynamisme, par son intérêt pour la multidisciplinarité et par la présence de nombreux chercheurs déjà en contact avec la Belgique dans des secteurs variés (arts, environnement, systèmes d'information géographique, informatique, etc.) est-elle apparue comme étant l'institution universitaire la mieux placée au Québec pour abriter et animer le Centre d'études Wallonie-Bruxelles.

    Objectifs et activités
    Le Centre aura une vocation interdisciplinaire, ouverte d'abord sur les dimensions culturelles (arts et lettres), mais aussi sur les enjeux sociaux, politiques et scientifiques. Dans cet esprit, il créera un centre de documentation représentatif de l'activité intellectuelle en Belgique francophone2, et suscitera également des actions sous forme de recherches, d'enseignements, de publications, de colloques et d'échanges entre professeurs ou étudiants. Enfin, il verra à renforcer les collaborations entre les partenaires québécois et belges. « Le Centre, souligne M. Biron, agira comme un carrefour d'initiatives et jouera un rôle de catalyseur ». Certaines activités auront un caractère récurrent, tandis que d'autres se réaliseront sur une base ponctuelle. Ainsi, le Centre assurera des fonctions d'animation (faire connaître des initiatives culturelles) et de diffusion d'oeuvres à caractère social et culturel, de travaux scientifiques et socio-économiques, et mettra en place un site web. Les professeurs et étudiants de l'UQAM pourront donc y trouver matière à développer des travaux de recherche. Par ailleurs, il soutiendra des activités conçues sur une base de projets ponctuels, autour de thématiques « rotatives » particulières3 dans des domaines jugés prioritaires par les partenaires.

    Un caractère novateur
    Selon Jean-Pierre Lemasson, directeur du Bureau de la coopération internationale à l'UQAM, un tel centre d'études international qui combine à la fois la recherche, la formation et les services à la collectivité est novateur et n'a pas d'équivalent ailleurs au Québec. « Jusqu'à maintenant, précise-t-il, les activités de coopération internationale se développent autour de projets précis qui ont un début et une fin. Ce Centre sera, au contraire, un lieu permanent de visibilité, de maillage et d'initiatives. Une sorte d'incubateur, un foyer d'idées et d'échanges. En même temps, il favorisera l'émergence d'une variété de projets ».

    1. Cette délégation est la représentante des entités gouvernementales belges francophones au Québec.

    2. Le centre de documentation sera logé au Département d'études littéraires.

    3. À titre d'exemples, les thématiques pourraient porter sur l'environnement, les questions urbaines, le design, ou encore sur le système politique fédéral.