Volume XXVI Numéro 10, 28 Février 2000
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LES ARCHIVES
LA UNE

Création d'un Centre d'études Wallonie-Bruxelles

Une Chaire qui allie science et gestion

Les étudiants débattent, protestent et manifestent


SOMMAIRE DU NUMÉRO

>La rétro le 25 mai !

Un nouveau cadre d'éthique pour la recherche avec des êtres humains

Pour une meilleure intégration, en français, des immigrants

Pour une approche écosystémique de la santé

Préserver la santé des artistes

Don de livres japonais

Premières bourses CN en ergonomie

La Chine intéressée par l'expertise de l'UQAM en &ťacute;cotourisme

Séisme en Colombie

Colloque sur la folie

Deux autres rapports sectoriels de la CUP

  • Éducation physique
  • Administration et économique


  • L'art en cavale

    Un magicien de l'affiche

    École de fouilles

    SOUTENANCES DE THÈSE

    VITE LU
    Une Chaire qui allie science et gestion
    Le titulaire adjoint et directeur scientifique, le professeur Michel Y. Bergeron (stratégie des affaires) et le titulaire de la Chaire en gestion des bio-industries, le professeur Paul Beaulieu (management et technologie).
    À l'origine des produits mis en marché par l'industrie des biotechnologies, il y a des idées, élaborées par des scientifiques, dont la formation et l'expertise sont indéniables dans leur champ de compétence, mais tout à fait insuffisantes en ce qui touche la gestion des affaires. Pourtant, la très grande majorité (88 %) des entreprises de ce secteur en pleine expansion sont des PME et leurs gestionnaires proviennent des disciplines scientifiques. C'est donc à des besoins criants que la nouvelle Chaire de gestion des bio-industries veut répondre.

    Avec plus de 300 entreprises et 24 000 emplois, dont la moitié en recherche et développement, le Canada occupe le 2e rang mondial dans le secteur des biotechnologies, derrière les États-Unis. Le Québec abrite plus du tiers de ces entreprises. Près de la moitié du secteur biopharmaceutique canadien se trouve dans la région de Montréal, pôle des bio-sciences et de la génomique. « Si on veut que le Canada conserve ses acquis et améliore son positionnement sur l'échiquier international, il faut développer les habiletés entrepreneuriales des bio-industries, explique le titulaire de la Chaire, le professeur Paul Beaulieu (management et technologie). Plusieurs experts rencontrés soulignent que la capacité limitée des entrepreneurs à transformer leurs innovations biotechnologiques en produits commerciaux représente un problème majeur ».

    La Chaire a pour mission de développer les connaissances scientifiques et stratégiques sur la gestion des entreprises et des transferts de technologie, ainsi que sur la dynamique des grappes d'activités et d'innovations des bio-industries. Elle vise à relier les chercheurs en gestion et les experts du domaine, à contribuer au transfert de l'expertise et des connaissances entre l'entreprise et l'université, à effectuer des recherches de pointe et à modéliser les dynamiques de gestion en développant des indicateurs de performance et des outils pour cette nouvelle génération d'entrepreneurs.
    Brevets, risques et financement

    « Le financement des entreprises, c'est la première préoccupation de ceux qui gèrent cette industrie, et un élément-clé de la commercialisation des produits à l'échelle mondiale », précise M. Beaulieu. La commercialisation nécessite souvent des investissements de l'ordre de 500 M $. D'autres problématiques telles la valeur d'un brevet, l'inscription à la Bourse, l'évaluation du risque et les alliances stratégiques intéresseront aussi les chercheurs. Sous la direction scientifique du titulaire adjoint, le professeur Michel Y. Bergeron (stratégie des affaires), l'équipe regroupe des chercheurs de Concordia, Sherbrooke, Laval, McGill, HEC et Carleton, ainsi que le professeur Jorge Niosi de l'UQAM (management et technologie). Plusieurs étudiants des cycles supérieurs et agents de recherche sont déjà actifs à la Chaire, qui offrira annuellement des bourses de recherche. Rattachée à l'École des sciences de la gestion, la Chaire réunit plusieurs partenaires1 qui assument environ le quart du budget, explique M. Beaulieu. Le reste provient des subventions et contrats de recherche. L'Université fournit locaux et mobilier. Notons qu'outre les canaux usuels de diffusion des résultats de recherche, la Chaire produira une étude bisannuelle détaillée de l'état des bio-industries au Québec et au Canada.

    1. Les partenaires en date de janvier 2000 sont : Biochem Pharma, Investissement Québec, Centre de recherche du CHUL, Société générale de financement du Québec, Innovatech Grand Montréal, Transfert Technologies Commercialisation Capital- T2C2, Centre québécois de valorisation des biotechnologies, Ministère de l'Industrie et du commerce, Développement économique Canada.


    Nouveau MBA en gestion des bio-industries

    L'École des sciences de la gestion offrira à compter de septembre 2000 un nouveau programme de MBA en gestion des bio-industries, qui s'adresse à une clientèle scientifique diplômée provenant des facultés de sciences et de génie. Cette solide formation de gestionnaire, entièrement adaptée au contexte d'une entreprise technologique et aux spécificités des bio-industries, sera également offerte à des cohortes formées de gestionnaires en entreprise.