Volume XXVI Numéro 11, 13 Mars 2000
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LA UNE



Mythes et Réalités de la Révolution tranquille

De l'UQAM à la Villa Médicis



SOMMAIRE DU NUMÉRO



Géographie contemporaine

L'UQAM chez les parlementaires

La science et la santé des travailleuses

Nouveaux programmes en urbanisme

L'histoire du Canada sur Internet

Rapport annuel de l'UQAM

Science et technologie au collégial

Le TOXEN se dote d'un microscope confocal

COLLOQUES

  • Pour mieux combattre le racisme
  • Développer une carrière
  • Soutien financier aux étudiants en aménagement forestier

    Succès au concours de plaidoirie Gale

    Prix Jean-Jacques Rousseau

    Concours FODAR

    Société royale du Canada

    Prix remis à Jacques Hétu

    Orphée aux Enfers

    VITE LU
    Anne Lafont

    De l'UQAM à la Villa Médicis
    Mme Anne Lafont, chargée de cours au Département d'histoire de l'art et lauréate du concours d'histoire de l'art de l'Académie de France à Rome.
    Lauréate du concours d'histoire de l'art de l'Académie de France à Rome, Mme Anne Lafont, chargée de cours à l'UQAM, effectue actuellement un séjour de six mois à la célèbre Villa Médicis où elle poursuit ses travaux portant sur les années d'apprentissage du peintre Anne-Louis Girodet-Trioson. Diplômée en 1992 du bac en histoire de l'art de l'Université et présentement inscrite au doctorat à la Sorbonne, la jeune chercheure - elle vient tout juste de fêter ses 30 ans! - avoue bénéficier de conditions tout à fait idéales pour l'achèvement de sa thèse. D'autant plus, pourrions-nous ajouter, que la lauréate marche fidèlement dans les traces du peintre qui la hante... En effet, Girodet - un élève de David - fut lui aussi en son temps pensionnaire à l'Académie de France à Rome.

    Un cadre exceptionnel
    Pour qui l'ignore, rappelons que cette Académie, fondée en 1666 selon la volonté de Louis XIV, remplit deux missions complémentaires. D'une part, elle vise à stimuler les relations et les échanges culturels entre l'Italie et la France. D'autre part, elle offre la possibilité à des artistes et à des spécialistes français (ou issus d'un pays européen ou francophone) de se perfectionner au contact des réalités italiennes, tant présentes que passées. Au fil des siècles, a tenu à souligner Mme Lafont, l'Académie a accueilli certains des plus grands artistes français : « Fragonard, Ingres, Berlioz, Debussy, sont tous passés par là... ». Aujourd'hui, les lauréats de l'Académie résident à la superbe Villa Médicis, à Rome, laquelle est ouverte à des professionnels de onze disciplines, de l'architecture à la littérature en passant par le cinéma, les arts culinaires ou la composition musicale. « Présentement nous sommes 18 pensionnaires et environ les deux-tiers du groupe sont des artistes parmi lesquels figurent un cinéaste primé à Cannes, un compositeur de grande renommée [...] Je côtoie donc des gens passionnants, une pléiade d'activités culturelles sont organisées, j'ai accès à une bibliothèque particulièrement riche du point de vue de l'histoire de l'art. [...] Bref, c'est un moment de ma vie que je passe dans des conditions intellectuelles exceptionnelles ».
    Les lauréats de l'Académie de France à Rome - des jeunes artistes ou professionnels triés sur le volet - peuvent séjourner de 6 à 24 mois à la superbe Villa Médicis, à Rome, afin de se doter d'un complément d'expérience ou de poursuivre des recherches dans le cadre d'un dialogue franco-italien.

    Les projets
    Dans la mesure où le séjour de Mme Lafont à la Villa Médicis prendra fin le 1er avril prochain, quels sont ses projets? « Je suis très gâtée présentement mais c'est sûr que le cours normal de la vie va bientôt reprendre le dessus! Dans l'immédiat, je compte, évidemment, déposer ma thèse au cours du printemps. Puis, cet été, du 16 au 30 juin, je donnerai, à Paris même, un cours portant sur Les XVIIe et XVIIIe siècles dans les collections parisiennes à des étudiants de l'UQAM ». La jeune chercheure leur fera notamment découvrir les peintures et les sculptures de la période sous analyse figurant dans les collections du Louvre ainsi que dans les musées Carnavalet, Cognac-Jay et Nissim de Camondo. Une visite du château de Chantilly, de quelques églises parisiennes et de l'incontournable musée d'Orsay sont également au programme. Quant à ses projets à plus long terme, Mme Lafont, Française d'origine, avoue qu'une fois sa thèse déposée, elle aimerait bien revenir enseigner au Québec, notamment à l'UQAM, si l'éventualité se présente. Qui sait?