Volume XXVI Numéro 11, 13 Mars 2000
13/09/99 27/09/99 12/10/99 25/10/99 8/11/99 22/11/99
17/01/00 31/01/00 14/02/00 28/02/00 13/03/00 27/03/00 10/04/00
LES ARCHIVES
LA UNE



Mythes et Réalités de la Révolution tranquille

De l'UQAM à la Villa Médicis



SOMMAIRE DU NUMÉRO



Géographie contemporaine

L'UQAM chez les parlementaires

La science et la santé des travailleuses

Nouveaux programmes en urbanisme

L'histoire du Canada sur Internet

Rapport annuel de l'UQAM

Science et technologie au collégial

Le TOXEN se dote d'un microscope confocal

COLLOQUES

  • Pour mieux combattre le racisme
  • Développer une carrière
  • Soutien financier aux étudiants en aménagement forestier

    Succès au concours de plaidoirie Gale

    Prix Jean-Jacques Rousseau

    Concours FODAR

    Société royale du Canada

    Prix remis à Jacques Hétu

    Orphée aux Enfers

    VITE LU
    Science et technologie au collégial

    Ça passe ou ça casse? Pourquoi?
    Dans l'ordre habituel, quelques-uns des membres de l'équipe de recherche, Mme Brigitte Gemme, étudiante à la maîtrise en sociologie, le directeur du CIRST M. Pierre Doray (sociologie) et M. Guy Gibeau, professeur au Cégep de Saint-Laurent.
    Certains jeunes inscrits en sciences et technologie au collégial persévèrent, d'autres abandonnent, pendant qu'un certain nombre changent de programme. Pourquoi? Une équipe de chercheurs universitaires et d'enseignants au niveau collégial travaillera à élucider les perceptions des jeunes quant aux études dans ces domaines, ainsi que les facteurs et conditions entourant la persévérance, l'abandon et les changements de parcours scolaires. Étalé sur trois ans, ce projet de recherche s'insère dans le cadre d'un programme d'action concertée sur la relève scientifique et technologique. Son financement provient du Fonds pour la formation de chercheurs et l'aide à la recherche (FCAR) et de neuf partenaires des milieux gouvernementaux, éducatifs, professionnels et industriels.

    « L'appui de la Fédération des cégeps, de l'Association des collèges privés et de l'Ordre des conseillers en orientation, et le soutien des collèges Ahuntsic, de Saint-Laurent et de Sherbrooke nous permettront d'arrimer solidement notre méthodologie de recherche, nos outils d'enquête, notre analyse et ultimement nos recommandations à la réalité du réseau collégial et aux besoins du milieu, afin que les résultats de nos recherches portent directement fruit », indique le chercheur responsable, le professeur Pierre Doray (sociologie) du Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST).

    Parcours à obstacles
    L'enquête cible tant le secteur préuniversitaire que technique, les collèges publics et privés, ajoute Brigitte Gemme, étudiante à la maîtrise en sociologie impliquée dans le projet. « Nous réaliserons des entrevues approfondies d'une durée de 45 à 60 minutes, auprès d'environ 132 élèves inscrits en sciences de la nature au secteur préuniversitaire, et 140 au secteur technique. Ces entrevues se tiendront à plusieurs moments du parcours scolaire des élèves, à compter des premières semaines jusqu'à la fin de la durée normale des études. » Au secteur technique, les programmes envisagés sont Technique informatique et Électronique, et un autre en Techniques biologiques, afin de permettre une représentation plus équilibrée des hommes et des femmes dans l'échantillon, ces dernières étant sous-représentées dans les programmes de techniques physiques. Les élèves changeant de programme ou abandonnant les études collégiales seront rencontrés à nouveau, afin d'explorer les causes de leur décision. Les élèves persévérants seront également rencontrés à plusieurs reprises.

    Plusieurs études ont déjà constaté certains phénomènes, tels que les taux d'abandon et de changement de programme particulièrement élevés en sciences et en génie au Québec; les taux de diplômation très faibles au sein de plusieurs programmes techniques qui ne font par ailleurs pas le plein d'étudiants; une distribution sexuelle très stéréotypée en techniques biologiques et physiques, etc. Ces études longitudinales sont basées sur des données administratives ou des sondages ponctuels. La présente recherche permettra d'obtenir des éléments biographiques et personnels significatifs pour comprendre les causes des changements de programme et des abandons, ainsi que les critères et les logiques de choix des jeunes. Il sera alors possible d'en dégager les facteurs de rupture ou de continuité.