Volume XXVI Numéro 12, 27 Mars 2000
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« La force principale de l'UQAM, ce sont ses ressources humaines! »

Formation à distance: l'ERE sur les inforoutes


SOMMAIRE DU NUMÉRO



Premières journées NTIC

La santé mentale des jeunes adultes

Manifeste pour l'humanité

En avant la culture!

20 ans sans fausse note

Faire le lien entre le banc d'école et la vraie vie

L'avenir monétaire des Amériques

Un autre projet subventionné à l'IREF

4e Jeux des communications

Toujours détenteur d'un record Guinness

Champion québécois de ski alpin

Apprendre en s'amusant!

VITE LU

Titres d'ici

SOUTENANCES DE THÈSE

Formation à distance: l'ERE sur les inforoutes
Dans l'ordre habituel, la chargée de projet Suzanne Lapointe, du Centre de formation et d'innovations techno-pédagogiques; la professeure du Département des sciences de l'éducation Lucie Sauvé et le professeur Armel Boutard du Département de physique.

Un programme international d'études supérieures à distance a récemment reçu l'aval du Fonds francophone des inforoutes (FFI) de l'Agence de la Francophonie. Sous la coordination de la professeure Lucie Sauvé (sciences de l'éducation), ce projet permet l'élaboration d'un programme inédit de formation de formateurs en éducation relative à l'environnement (ERE), via les inforoutes. L'UQAM, maître d'&brkbar;uvre du projet, s'associe à quatre partenaires de la Francophonie, soit la Fondation Universitaire Luxembourgeoise (FUL) de Belgique, l'Institut de formation et de recherche en éducation à l'environnement (Ifrée), de France, l'Institut du Sahel, au Mali et l'Université Quisqueya, en Haïti.

Unique et convivial
« Il n'existe pas de programme semblable, ni au sein de la francophonie, ni à l'échelle mondiale», souligne Mme Sauvé. L'éloignement des rares centres de formation spécialisée en éducation relative à l'environnement et le manque d'accès aux ressources expliquent sans doute cette lacune, que le programme, financé par le FFI au coût de 200 000 $, contribuera à combler. Avant d'accueillir sur un mode d'admission continue les étudiants en septembre 2002, le programme sera mis à l'essai auprès de cinq cohortes expérimentales regroupant 75 formateurs, soit 15 dans chacun des pays partenaires, rejoignant initialement 1 000 personnes, puisque la formation est arrimée à la pratique éducative.

Le programme comportera neuf crédits, menant à une bidiplômation, soit une attestation d'études supérieures émise par l'UQAM1 et la FUL. Il s'adresse à une clientèle variée composée d'enseignants et de coordonnateurs des milieux scolaires, de formateurs en entreprise et en milieu municipal, d'animateurs des programmes au sein des organismes gouvernementaux et non gouvernementaux, d'institutions muséales, etc. « Le projet repose sur un matériel techno-pédagogique interactif, pluriculturel et contextualisé, composé de 25 modules d'enseignement », souligne Mme Sauvé. Le premier module a été conçu par une équipe multidisciplinaire conjuguant des expertises techniques et pédagogiques, coordonnée par la chargée de projet Suzanne Lapointe, du Centre de formation et d'innovations techno-pédagogiques2. Le graphisme est signé Carole Kearney, conceptrice visuelle au Centre de production multimédia du Service de l'audiovisuel. Des étudiants en théâtre colorent l'aspect sonore des productions. Le professeur Armel Boutard (physique) est également de l'équipe. Afin de compléter l'ossature du programme, 24 autres modules multimédia seront produits dans les 18 prochains mois.

Apprentissages in situ et virtuel
Adaptée aux différents contextes biogéographiques et culturels, la formation privilégie le travail en communauté d'apprentissage, explique Mme Sauvé. « Des petits groupes in situ de deux ou trois personnes discutent des questions environnementales propres à leur milieu, encadrés par un tuteur. Les outils techno-pédagogiques stimulent l'interaction virtuelle ». Les contenus sont construits par les participants, et l'écran boomerang les renvoie aux réalités concrètes de leur milieu. Cette souplesse d'adaptation favorisera la diffusion du programme dans d'autres contextes culturels, en particulier auprès des institutions membres du projet EDAMAZ en Amérique latine, dans la région amazonienne, où l'UQAM est très impliquée.

1. L'Université offre déjà depuis 1997 un programme court de deuxième cycle en éducation relative à l'environnement, rattaché à l'Institut des sciences de l'environnement.

2. La réalisation du matériel techno-pédagogique a été rendue possible grâce à l'appui financier de l'UQAM, par le biais du Fonds de développement pédagogique, du Fonds d'innovations techno-pédagogiques et du Département des sciences de l'éducation.