Volume XXVI Numéro 12, 27 Mars 2000
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« La force principale de l'UQAM, ce sont ses ressources humaines! »

Formation à distance: l'ERE sur les inforoutes


SOMMAIRE DU NUMÉRO



Premières journées NTIC

La santé mentale des jeunes adultes

Manifeste pour l'humanité

En avant la culture!

20 ans sans fausse note

Faire le lien entre le banc d'école et la vraie vie

L'avenir monétaire des Amériques

Un autre projet subventionné à l'IREF

4e Jeux des communications

Toujours détenteur d'un record Guinness

Champion québécois de ski alpin

Apprendre en s'amusant!

VITE LU

Titres d'ici

SOUTENANCES DE THÈSE

Formation aux NTIC: un bilan positif
Quelques-uns des participants aux journées NTIC. De gauche à droite : M. Denis Vaillancourt, directeur du Service de l'audiovisuel; Mme Anne Buongiorno, directrice du Service de l'informatique et des télécommunications; M. Jean-François Tremblay, technicien en techno-pédagogie; M. Ghislain Lévesque, professeur au Département d'informatique; M. Pierre Mackay, directeur du CFITP; M. Michel Robillard, vice-recteur aux services académiques et au développement technologique; Mme Christel Keller-Segovia, maître de langues; M. Robert Derome, professeur au Département d'histoire de l'art.
Une centaine de personnes ont participé récemment aux premières « journées NTIC », où certains des récipiendaires des subventions 1999-2000 du Fonds d'innovations techno-pédagogiques (FITP)1 ont pu présenter leurs réalisations. Organisées par le Centre de formation et d'innovations techno-pédagogiques (CFITP)2 de l'UQAM, ces journées visaient à présenter à la communauté universitaire un large éventail des expériences d'intégration des nouvelles technologies d'information et de communication (NTIC) dans l'enseignement, ainsi qu'à favoriser les échanges et le transfert de connaissances et d'expertises.

« Cette année, explique Pierre Mackay, directeur du CFITP, une cinquantaine de projets novateurs de développement techno-pédagogique ont pu obtenir un soutien financier grâce au Fonds d'innovation ». Selon lui, le nombre grandissant de professeurs et d'étudiants touchés par les NTIC illustre bien le fait que les nouvelles technologies ne constituent pas une mode comme ce fut le cas pour l'audiovisuel dans les années 70 et 80. « L'audiovisuel donnait aux enseignants des outils de présentation qui demeuraient passifs, tandis que les NTIC sont essentiellement interactives et offrent aux étudiants une rétroaction ».

Dressant un bilan à la fois qualitatif et quantitatif de l'intégration des NTIC depuis les quatre ou cinq dernières années, M. Mackay insiste sur le fait que les NTIC ont largement contribué à modifier au quotidien les modes d'apprentissage et leur environnement, tout en offrant aux enseignants des moyens pédagogiques et d'encadrement plus complets et mieux adaptés à leurs besoins et à ceux des étudiants. « Le nombre de groupe-cours et d'enseignants qui utilisent les NTIC est en nette progression. Le CFITP permet à plus de 200 enseignants différents de suivre, à chaque année, 22 ateliers de formation aux NTIC autour de thèmes variés. L'utilisation du courrier électronique est devenue la règle et représente désormais un outil de communication simple et efficace. Enfin, en 1999, nous avons implanté le système WebCT, soit un nouvel environnement servant à développer des cours et à faire de la gestion de classe. Cet hiver, plus de 120 cours ont été dispensés à l'aide de ce système ». Quant au Fonds d'innovation, il a servi jusqu'à maintenant de rampe de lancement à plusieurs projets, des plus petits exigeant peu de moyens (forums de discussion, porte-folio électronique) aux plus imposants (cours multi-campus, enseignement à distance).

Aujourd'hui, soutient M. Mackay, « l'UQAM est certainement au premier rang des universités québécoises pour l'intégration des NTIC dans l'enseignement. Nos programmes de formation sont devenus une référence pour d'autres établissements et nous avons même pour projet de les exporter éventuellement à l'étranger ». Mais, prévient-il, il ne faut pas percevoir les NTIC comme un substitut aux méthodes d'enseignement classiques ou aux technologies préexistantes. « L'imprimerie n'a pas remplacé l'écriture et la télévision n'a pas remplacé la presse écrite. Cest le même constat pour ce qui est d'Internet ». Maintenant, souligne-t-il, « nous sommes arrivés à la phase d'implantation large des NTIC. Mais aurons-nous les ressources (humaines, matérielles et financières) pour récolter ce que nous avons semé? L'UQAM doit réaffirmer que ses étudiants diplômés devraient tous posséder les compétences technologiques pour exercer leur art, leur science, ou leur profession ».

1. Géré par le Centre de formation et d'innovations techno-pédagogiques, le FITP s'inscrit dans les missions et les objectifs du plan d'action des technologies de l'information (Plan TI) du Vice-rectorat aux services académiques et au développement technologique. Le FITP coordonne également ses actions avec le Fonds de développement pédagogique de l'Université.

2. Rappelons que le Centre travaille en étroite collaboration avec le Bureau des études, le Service de l'informatique et des télécommunications, ainsi que le Service de l'audiovisuel.