Volume XXVI Numéro 12, 27 Mars 2000
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« La force principale de l'UQAM, ce sont ses ressources humaines! »

Formation à distance: l'ERE sur les inforoutes


SOMMAIRE DU NUMÉRO



Premières journées NTIC

La santé mentale des jeunes adultes

Manifeste pour l'humanité

En avant la culture!

20 ans sans fausse note

Faire le lien entre le banc d'école et la vraie vie

L'avenir monétaire des Amériques

Un autre projet subventionné à l'IREF

4e Jeux des communications

Toujours détenteur d'un record Guinness

Champion québécois de ski alpin

Apprendre en s'amusant!

VITE LU

Titres d'ici

SOUTENANCES DE THÈSE

Faire le lien entre le banc d'école et la vraie vie
Mme Christine Cuerrier, responsable du programme de mentorat professionnel et conseillère d'orientation aux Services à la vie étudiante - orientation et information scolaire et professionnelle.
Comment faire pour préciser un projet professionnel et planifier une carrière? Quel étudiant ne s'est pas déjà interrogé sur ses projets d'avenir? C'est pour répondre à ces préoccupations que la section Orientation des Services à la vie étudiante a créé, en 1995, un programme de mentorat visant à recruter des professionnels oeuvrant dans divers milieux, formés dans des secteurs identiques à ceux offerts à l'UQAM, et intéressés à être jumelés à des étudiants qui éprouvent le besoin de confirmer ou de préciser leur projet professionnel. À chaque année, depuis cinq ans, une cinquantaine d'étudiants environ ont été jumelés à des mentors professionnels. Bref, souligne Mme Christine Cuerrier, responsable du programme, « celui-ci permet de faire le lien entre le banc d'école et la vraie vie ».

En effet, la personne recrutée dans un milieu professionnel devient alors pour l'étudiant un mentor, apte à lui donner des informations pratiques sur la carrière et prêt à échanger sur son cheminement personnel et professionnel. Il s'agit donc d'une relation privilégiée qui aide l'étudiant à clarifier ses propres objectifs de développement, à définir des attentes réalistes face au monde du travail, en plus de l'initier à la création d'un réseau de contacts. « Le mentor, explique Mme Cuerrier, peut servir de modèle, de source de motivation. Il permet de donner l'heure juste par rapport aux exigences réelles du marché de l'emploi ».

Les étudiants qui participent à ce programme proviennent de tous les secteurs de formation : arts, sciences, éducation, gestion, sciences humaines, lettres et communications. Le programme de mentorat est accessible tant aux étudiants de premier cycle qu'à ceux de la maîtrise dont les demandes de participation se sont accrues. En fait, d'observer Mme Cuerrier, le nombre de jumelages a doublé depuis les tout débuts du programme. Au moment du jumelage1, ajoute-t-elle, « nous rencontrons les étudiants pour qu'ils ciblent leurs besoins et soit sensibles aux exigences d'une telle relation. Par ailleurs, nous transmettons aux mentors des informations concrètes sur les conditions de vie et les besoins des étudiants ». Quant à la suite des événements, elle appartient aux personnes impliquées.

Selon une évaluation du programme, réalisée en 1998, le taux de satisfaction générale oscillait autour de 85 % chez les étudiants et de 78 % chez les mentors2. « La durée de la relation et le nombre de rencontres peuvent varier selon les désirs et les besoins des participants, précise Mme Cuerrier. Certains se rencontrent deux ou trois fois, tandis que d'autres se voient pendant une période d'un an. Mais la moyenne se situe autour de six à huit rencontres ». Les mentors qui acceptent d'être jumelés possèdent déjà une solide expérience et une expertise bien établie dans leur domaine. « Pour eux, c'est gratifiant et valorisant de rencontrer des jeunes. Cela leur permet aussi, au mitan de leur carrière, de prendre un certain recul à l'égard de leur pratique professionnelle ».

1. Pour participer au programme, les personnes intéressées, mentors et étudiants, complètent une fiche d'inscription, de type curriculum vitae, permettant de procéder au jumelage des personnes et de s'assurer que l'expertise de l'un réponde bien aux attentes de l'autre.

2. Depuis 1998, des outils d'auto-évaluation ont été développés pour aider les étudiants à mieux cerner leurs intérêts et leurs attentes. Enfin, un guide pratique sera créé au printemps afin que les étudiants qui le désirent puissent trouver eux-mêmes leur mentor.