Volume XXVI Numéro 5, 8 NOVEMBRE 1999
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LES ARCHIVES
LA UNE

En finir avec le sous-financement chronique

Georges Anglade honoré par l'UNESCO

Remise d'un doctorat honorifique à la Juge Louise Arbour


SOMMAIRE DU NUMÉRO

En finir avec le sous-financement chronique

Georges Anglade honoré par l'UNESCO

Remise d'un doctorat honorifique à la Juge Louise Arbour

Le CREFÉ, Centre d'excellence en recherche !

Un atout majeur pour le secteur financier québécois

Les aides familiales exploitées

Récent colloque sur l'État et les universités

Qu'est-ce que la communautique ?

Deux nouvelles concentrations en intervention sociale

Se chauffer sans se saigner

Implanter une école de nouvelles technologies en Afrique

Pourquoi si peu de candidates en politique ?

La linguistique à l'honneur sur le web

COLLOQUE
La question du génocide


Chapeau !
aux diplômés 1998-1999


Des étudiants de l'Équateur séjournent à l'UQAM

Bourses en sciences de la gestion

Élection du doyen de science politique et de droit

Un millier de jeunes au Camp scientifique UQAM

25 000 $ pour la Chaire Téléglobe Raoul-Dandurand

Titres d'ici

2001 : odyssée de la mode

Arts visuels Colloque interuniversitaire et exposition

Galerie de l'UQAM Narration, associations, mémoire

Golf universitaire Triomphe à Carleton

VITE LU

SOUTENANCES DE THÈSE

Le projet CAFTIC

Implanter une école de nouvelles technologies en Afrique
M. Jean-Paul Lafrance, titulaire de la Chaire UNESCO-Bell en communications.
La Chaire UNESCO-Bell en communications de l'UQAM et l'Institut des sciences et techniques de la communication (ISTC) de la Côte d'Ivoire se sont associés dernièrement afin de mettre en place le Centre africain de formation aux technologies de l'information et de la communication (CAFTIC)1. Comme l'explique le titulaire de la Chaire, M. Jean-Paul Lafrance, « il s'agit d'implanter en Côte d'Ivoire une école de nouvelles technologies d'information et de communication (NTIC) qui offrirait, en production multimédia (CD-ROM, sites Internet), une formation de type universitaire à des professionnels provenant de pays francophones de l'Ouest et du Centre de l'Afrique, tels que le Sénégal et le Cameroun ». Comme l'UQAM possède les compétences et l'expertise nécessaires, ajoute-t-il, « nous sommes en mesure d'offrir à la fois de la formation, un soutien technique pour l'équipement de laboratoire, ainsi qu'un appui institutionnel en multimédia ».

Ce projet, qui ne fait que débuter, comporte trois volets. D'abord, la Chaire et le Département de communications ont été mandatés par l'ACDI pour établir et équiper un laboratoire de production multimédia qui devrait être fonctionnel à compter de janvier prochain. Il faudra valider la configuration des équipements informatiques en fonction de la formation à prévoir, acheter et envoyer les équipements, puis les installer et les mettre en réseau au CAFTIC. Deuxièmement, assurer la formation de formateurs en l'orientant vers la création et la production de contenus en multimédia interactif. Déjà, trois étudiants ivoiriens ont suivi des sessions de formation intensives l'été dernier dans le laboratoire de technologies interactives de l'UQAM. La formation vise à développer un champ de compétences diverses : utilisation d'équipements spécialisés dans un environnement de travail numérique et informatique; assimilation des concepts fondamentaux de l'informatique et des technologies numériques; utilisation de logiciels en infographie, audiographie, montage et traitement vidéo-numérique; méthodologie de création, etc. Enfin, troisième volet, l'appui institutionnel de l'UQAM. Il s'agit de prévoir un certain nombre de missions, tant pour l'installation du matériel en Côte d'Ivoire, la mise en marche des laboratoires, l'évaluation de la première année de fonctionnement du CAFTIC, que pour la poursuite des opérations. En fait, souligne M. Lafrance, le projet CAFTIC est avant tout un concept pédagogique qui préconise une approche dynamique de création et de production de contenu, en mettant l'accent sur les échanges entre étudiants et enseignants.

Selon M. Lafrance, la production multimédia permet de préparer les pays en voie de développement à la mondialisation de l'économie, à la modernisation des services aux citoyens, notamment dans les domaines de la santé, de l'éducation et de l'administration. Aussi, la formation, dans ces pays, de professionnels compétents en nouvelles technologies peut être un outil indispensable pour combler des besoins précis. « Il y a deux ans à peine, il n'y avait pas de noeud internet en Côte d'Ivoire. Il fallait se brancher sur des ordinateurs américains ou français. Ce qui illustre bien le manque d'infrastructures et de formation en matière de NTIC en Afrique. Les étudiants du CAFTIC seront les premiers Africains à être formés dans le domaine du multimédia. L'objectif est de les aider à devenir autonomes le plus rapidement possible ».

1. Soulignons que divers organismes ont contribué au financement de ce projet : L'Agence canadienne de développement international (pour le matériel), le ministère québécois des Relations internationales (pour la formation de formateurs), et le Fonds francophone des inforoutes (pour la formation et l'appui institutionnel).