Volume XXVI Numéro 6, 29 NOVEMBRE 1999
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LA UNE

Recherches novatrices pour le traitement du cancer !

Trente ans de géographie

Nouveau Laboratoire IBM-ESG


SOMMAIRE DU NUMÉRO

Recherches novatrices pour le traitement du cancer !

Trente ans de géographie

Nouveau Laboratoire IBM-ESG

Faculté de science politique et de droit
Un seul candidat brigue les suffrages


Le virage ambulatoire sur l'autoroute de l'information

Doctorat honorifique à Pierre Angers

Mondialisation et démocratie

Maîtrise en finance appliquée

Bac en urbanisme

« La vie avant les profits »

Les réseaux socioprofessionnels, un gage de solidarité

Trouble panique avec agoraphobie

Des services psychologiques pour la population

La tragédie de Poly toujours présente à la mémoire

Loi sur le tabac

Bogues sous surveillance

Pour inculquer le goût de l'art

30 bourses d'entrée en psychologie

Campagne Centraide

5e Gala des Prix Émergence

Prix Alcide-Ouellet

Calendrier de l'an 2000

Conférences en philo

Dix ans d'architecture israélienne

VITE LU

Loi sur le tabac

Avis : La santé croît avec l'usage
M. Alain Gingras, directeur du Service de la prévention, de la sécurité et des services aux usagers.
Le Conseil d'administration a adopté récemment une résolution visant à modifier le règlement no 10 afin que l'UQAM puisse se conformer à la Loi sur le tabac qui entrera en vigueur, au Québec, le 17 décembre prochain. Déjà, un Comité d'implantation formé de quatre membres de la communauté universitaire1 s'est chargé d'élaborer un plan d'action quant à l'application de la nouvelle Loi, laquelle stipule, entre autres, que les milieux de travail et d'études doivent désormais être exempts des risques associés à la fumée du tabac.

Quels effets?
Dans la mesure où l'Université, depuis 1994, se présente comme un campus sans fumée, quels sont les principaux changements qui découleront de la Loi? Concrètement, il sera interdit de fumer partout sur le campus, y compris dans les cafés étudiants et les cafétérias. « En fait, l'usage du tabac sera restreint, comme le veut la Loi, aux seuls locaux qui détiennent un permis de bar, c'est-à-dire L'Après-Cours, la brasserie Le Grimoire et le Salon des professeurs. L'aménagement de fumoirs n'a pas été retenu en raison des coûts élevés et du manque d'espace », d'expliquer le directeur du Service de la prévention, de la sécurité et des services aux usagers et membre du Comité d'implantation, M. Alain Gingras.

Sensibiliser la communauté
Au cours des prochaines semaines, le Comité aura du pain sur la planche : sensibiliser les responsables d'unités au rôle qu'ils auront à jouer dans l'application de la Loi; informer et sensibiliser les membres de la communauté par le biais du courriel, du web et d'un dépliant de manière à susciter l'adhésion et la collaboration de tous; réviser la signalisation, etc. Déjà, plusieurs démarches ont été entreprises : rencontres avec les responsables des cafés étudiants, discussions avec le SEUQAM et le Service des ressources humaines quant à un programme de soutien à l'abandon de l'usage du tabac, élaboration d'un mécanisme de surveillance interne (inspecteurs) et de gestion des plaintes. « En tant qu'employeur, nous avons l'obligation de voir à ce que la Loi soit respectée. Mais il ne faut pas oublier que le leitmotiv dans tout cela, c'est d'assurer la protection de la santé des personnels et de la clientèle étudiante ».

Et les irréductibles?
Selon M. Gingras, il convient de se rappeler qu'il y a dix ans à peine, on fumait pratiquement partout à l'Université. De toute évidence, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Néanmoins, un certain nombre de plaintes laisse croire qu'une résistance se manifeste encore dans les bureaux fermés. Bien sûr, on compte d'abord miser sur la sensibilisation mais qu'advient-il si cette démarche se révèle inefficace? « Il y aura des récalcitrants, c'est sûr, mais ils s'exposent. Si on reçoit une plainte, le responsable de l'unité administrative ou académique en sera avisé et il rencontrera la personne concernée. S'il y a récidive, une lettre sera adressée au contrevenant l'informant des dispositions applicables. Si les infractions se poursuivent, le Service des ressources humaines interviendra et des mesures disciplinaires pourront être envisagées ». Enfin, concernant les sanctions pénales, on ne sait toujours pas à quelle date elles entreront en vigueur, mais chose certaine, des contraventions ne seront émises que lorsqu'il y aura constatation directe de l'infraction par le Service de la prévention et de la sécurité. « Les mesures disciplinaires ou les contraventions, il faudrait que ça soit envisagé seulement dans les cas ultimes. Mais je fais confiance au monde, on ne sera pas obligé d'en arriver là », de conclure M. Gingras.

1. Le Comité est composé de Jacynthe Drolet (Service des ressources humaines), Johanne Fortin (Services à la vie étudiante), Jean-Pierre Pilon (Service de l'information et des relations publiques) et Alain Gingras (Service de la prévention, de la sécurité et des services aux usagers).