Volume XXVI Numéro 7, 17 JANVIER 2000
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LES ARCHIVES
LA UNE

Deux Alliances UQAM-communautés
Le CRSH injecte 1,6 million $


Création du profil Histoire, Culture et Société

L'UQAM à l'ère facultaire: un bref portrait


SOMMAIRE DU NUMÉRO

Le CRSH injecte 1,6 million $
...en économie sociale...
...et en études féministes

Création du profil Histoire, Culture et Société

L'UQAM à l'ère facultaire

Doctorat en informatique cognitive

Don de 300 000 $ à la mémoire de Denise Véronneau

L'épistémologie contemporaine

Des Caisses populaires à l'ESG

Don de la Fondation Jean-Louis Lévesque

Quatre bourses de 14 500 $

Le Centre de vigie planétaire : ça continue !

Nouvelles bourses de mobilité internationale

L'acte artistique en question

Panorama du design actuel

Prix Orange à la place publique du J.-A.- DeSève

Droits et responsabilités des étudiants: la consultation

Concours pour photographes amateurs

SOUTENANCES DE THÈSE

VITE LU

Doctorat en informatique cognitive

Un programme novateur dans un secteur d'avenir
On aperçoit M. Jean-Guy Meunier, professeur au Département de philosophie, en compagnie du directeur du nouveau programme de doctorat en informatique cognitive, le professeur Lorne H. Bouchard. Tous deux sont membres du Comité provisoire d'admission et d'évaluation du programme sur lequel siègent également Bernard Lefebvre et Rokia Missaoui (Département d'informatique - UQAM) et Claude Rigaud (Télé-Université).
Un tout nouveau doctorat en informatique cognitive (DIC), un domaine de recherche appliquée en pleine croissance, vient d'être mis sur pied par l'UQAM et la TÉLUQ. En vigueur dès la présente session, ce programme qui s'appuie sur un corps professoral multidisciplinaire et interuniversitaire1, vise à former des spécialistes en technologie cognitive aptes à intégrer des préoccupations de recherches en sciences humaines à des réalisations technologiques. « Le but du doctorat, d'expliquer le directeur du programme, M. Lorne Bouchard, est de faire travailler les gens à la frontière de l'informatique et des sciences cognitives de sorte qu'ils puissent élaborer de meilleurs modèles formels dans leur discipline ou créer des programmes qui intègrent les apports cognitifs des sciences humaines ».

Une réponse aux besoins des organisations
Combinant de manière systématique une composante informatique et une composante cognitive issue de disciplines telles que la linguistique, la psychologie, les sciences de l'éducation et la philosophie, le programme, selon ses promoteurs, répond aux urgents besoins de l'industrie (consultation en informatique, industrie du logiciel, etc.) ainsi qu'aux besoins complémentaires de la recherche et de l'enseignement en sciences humaines. « Ce doctorat va combler une lacune qui fait que l'on a, d'un côté, des spécialistes en sciences humaines dont la formation sur le plan technologique laisse parfois à désirer, et de l'au- tre, d'excellents programmeurs qui n'arrivent pas à prendre en compte le problème humain », explique ainsi Jean-Guy Meunier. Professeur au Département de philosophie et membre du comité provisoire d'admission et d'évaluation du DIC, ce dernier ne doute pas que le programme atteindra très rapidement une grande vitesse de croisière. D'ailleurs, le doctorat compte déjà près d'une dizaine d'étudiants inscrits2 alors même que son ouverture n'a encore fait l'objet d'aucune publicité, a tenu à rappeler M. Bouchard.

L'informatique cognitive?
Pour qui l'ignore, le champ d'investigation de l'informatique cognitive est la modélisation de dispositifs incorporés dans des programmes d'ordinateur de type intelligence artificielle, lesquels visent l'amélioration de performances cognitives humaines. Ce nouveau champ d'expertise est donc en quelque sorte le fruit de la synergie d'une tendance scientifique, la science cognitive, et d'une tendance socio-économique, le développement de dispositifs intelligents (automatisés) de traitement de l'information servant de support à la performance. À l'heure actuelle, les techniques utilisées se heurtent à divers problèmes liés à la compréhension de l'activité humaine : comment modéliser sur un plan informatique les mécanismes humains d'apprentissage, de reconnaissance et d'acquisition? Comment mieux adapter les réalisations technologiques aux désirs, habitudes et facultés des usagers? Autant de questions qui, pour être résolues, exigent des spécialistes dotés d'une versatilité interdisciplinaire et d'aptitudes à développer des recherches en fonction d'applications technologiques. Or, il s'agit là justement des objectifs de formation que poursuit le nouveau doctorat. Ces préoccupations se réflètent dans divers paramètres tels qu'un corps professoral, un comité de programme et une structuration des blocs de cours organisés selon des modalités à la fois interdisciplinaires et multidisciplinaires; des axes de recherche3 et des activités pédagogiques chevauchant divers domaines d'application identifiés par l'industrie dont la programmation par objet, l'environnement multimédia, les systèmes à base de connaissances, la reconnaissance de la parole et de l'écriture, les aides à la décision, la convivialité et l'ergonomie; enfin, une codirection obligatoire des thèses qui doivent nécessairement comporter une double dimension informatique et cognitive. Voilà quelques-uns des traits distinctifs qui ont mérité à ce nouveau doctorat de recevoir l'aval du ministre François Legault.

1. On y retrouve des professeurs aux horizons disciplinaires divers (communications, éducation, informatique, linguistique, philosophie, psychologie, sociologie) issus des deux établissements participants (UQAM et Télé-Université), auxquels s'ajoutent des professeurs associés de l'École de technologie supérieure (ÉTS), de l'Institut national de recherche scientifique (INRS - Télécommunications) et de l'Université du Québec à Trois-Rivières. 2. Le programme s'adresse autant aux diplômés d'une discipline à intégration informatique forte (informaticien, mathématicien ou ingénieur) qu'aux titulaires d'une maîtrise d'une des disciplines en sciences humaines déjà évoquées. Pour être admis, l'étudiant doit avoir élaboré une esquisse du projet de recherche, choisi ses codirecteurs et obtenu leur accord. 3. Il s'agit des trois axes de recherche suivants : (1) l'extraction et l'acquisition des connaissances qui couvrent des domaines comme l'analyse de texte par ordinateur, la reconnaissance de la parole, etc. (2) la modélisation des connaissances et des stratégies de résolution de problèmes à laquelle on associe, par exemple, des développements tels que l'enseignement assisté par ordinateur; et (3) la communication des connaissances qui se rapporte entres autres à des applications comme les systèmes d'aide à la décision.