Volume XXVI Numéro 8, 31 JANVIER 2000
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LA UNE

Départ de la rectrice
Le CA devra se prononcer


L'UQAM reçoit 1,2 million $ de l'ACDI

Mesurer la performance des organisations


SOMMAIRE DU NUMÉRO

Départ de la rectrice
Le CA devra se prononcer


L'UQAM reçoit 1,2 million $ de l'ACDI

Mesurer la performance des organisations

Commission des universités sur les programmes

  • Architecture, urbanisme et design
  • Histoire et géographie
  • Spécialités périmédicales et paramédicales


  • Un Forum scientifique, artistique et professionnel

    Une autre Chaire à l'ESG

    Des programmes tout neufs en danse

    Chercheurs recherchés

    Le DESS en sciences comptables a fait ses preuves

    5 555 abonnés... ça se fête !

    Des stagiaires qui n'ont pas froid aux yeux

    L'ombudsman dépose son rapport

    Colloque sur la pratique artistique

    Conférences à la Chaire Bombardier

    Pédagogie de l'enseignement supérieur
    Une première cohorte de finissants


    Don à la mémoire de Sylvie Samson

    Titres d'ici

    La vraie nature de la photo

    SOUTENANCES DE THÈSE

    Projet environnemental en Guinée

    L'UQAM reçoit 1,2 million $ de l'ACDI

    De gauche à droite, M. Jean-Pierre Schmit, professeur au Département de chimie, N'hah Djiba Kéita et Sekou Moussa Kéita, étudiants guinéens à la maîtrise et au doctorat en sciences de l'environnement à l'UQAM.
    L'UQAM a reçu dernièrement environ 1,2 million $ de l'ACDI afin de prolonger, jusqu'en septembre 2001, le projet de mise sur pied d'un Centre d'étude et de recherche en environnement (CÉRE) à l'Université de Conakry en Guinée. Ce projet, initié en 1993, avait déjà bénéficié d'un appui financier de l'ACDI se chiffrant à un peu plus de 3 millions $. Comme l'explique Jean-Pierre Schmit, responsable du dossier et professeur au Département de chimie, « le CÉRE, depuis le début, poursuit un double objectif : offrir une formation supérieure et élaborer des projets de recherche appliquée en environnement ».

    Un projet à deux volets
    Le CÉRE a été conçu et bâti autour d'un laboratoire d'analyse physico-chimique et bactériologique de base des eaux et des sols (forêts). Puis, très rapidement, s'est développée une capacité informatique de conception et de traitement de base de données, de cartographie thématique et de traitement d'images par satellites. « Ce qui fait la spécificité du CÉRE, précise M. Schmit, c'est le caractère résolument appliqué et multidisciplinaire de ses recherches ». Par ailleurs, en matière de formation, le CÉRE est parvenu à échafauder un programme de DEA qui s'inspire de la maîtrise en environnement offerte à l'UQAM et dont l'Université reconnaît l'équivalence. Jusqu'à maintenant, 26 Guinéens ont effectué des stages de trois à quatre mois à l'UQAM afin d'enrichir leur formation. De plus, l'Université leur offre un programme de bourses de maîtrise et de doctorat d'une durée de deux à trois ans. De leur côté, des professeurs de l'UQAM sont venus donner des cours en Guinée et de 10 à 15 étudiants sont allés y faire des stages dans le cadre de leurs projets de maîtrise ou de doctorat. Une structure a même été aménagée à Conakry permettant d'accueillir de 16 à 32 étudiants.

    La problématique du Badiar
    « Si nous voulons poursuivre le développement de la recherche au CÉRE, souligne M. Schmit, nous devons optimiser l'utilisation de nos ressources en concentrant nos efforts sur des problématiques environnementales guinéennes. Pour l'instant, il s'avère que le Badiar, une région située au nord de la Guinée, offre en tant qu'entité géographique un maximum d'avantages pour le développement de la recherche au CÉRE1 ». En effet, le Badiar présente une biodiversité des plus intéressantes et un haut potentiel touristique du fait de la présence d'un vaste Parc et de certaines particularités géologiques. L'objectif général est de réaliser un système d'information environnemental élaboré qui serait centré sur le Parc National du Badiar en vue de l'amélioration des connaissances de la région, de la valorisation de son potentiel touristique et de l'introduction d'un outil efficace pour sa gestion2. À cela s'ajoute un objectif particulier, soit créer les conditions pour disposer d'un réservoir de projets de mémoire dans le cadre du DEA en sciences de l'environnement.

    Jean-Pierre Schmit dresse un bilan fort positif du travail accompli par le CÉRE : « Nous sommes parvenus à construire en Afrique de l'Ouest une structure de laboratoire scientifique qui fonctionne, tout en introduisant un programme de DEA. Enfin, nous avons entrepris des projets de recherche appliquée en fonction des besoins guinéens ». Aujourd'hui, les capacités scientifiques et académiques du CÉRE, aux niveaux national et international, sont de plus en plus reconnues3. Mais le grand défi consistera à assurer localement son autonomie, tant sur le plan financier que sur celui de la gestion .

    1. Outre la mise en valeur environnementale et touristique du Badiar, les projets de recherche du CÉRE portent notamment sur le traitement des eaux usées à Conakry et des études d'impact à caractère plus ponctuel.

    2. La production d'un système d'information environnemental, l'inventaire des ressources fauniques et floristiques, l'étude des ressources en eaux, la production d'éléments cartographiques et photographiques, l'étude socio-économique de la population, comptent parmi les nombreuses tâches des chercheurs qui nécessitent la mobilisation de plusieurs disciplines (botanique, pédologie, chimie de l'eau, climatologie, histoire, anthropologie, etc.).

    3. Un succès dans un projet tel que celui du Badiar contribuera à mettre le CÉRE sur la carte de la recherche environnementale africaine et à lui donner le statut de référence en la matière.