Numéro 10,
27 janvier 1997


Partenariat entre l'UQAM et la Société de développement Angus

Pour un nouveau modèle de développement industriel



Ce qui est visé avec la création prochaine d'un "technopôle" sur le site des anciens Ateliers Angus? Rien de moins que l'élaboration d'un "nouveau modèle de développement industriel pour le Québec du 21e siècle". Tel est le projet d'envergure qui résulte notamment d'un partenariat entre l'UQAM et la Société de développement Angus (SDA) - une société sans but lucratif créée par la Corporation de développement économique communautaire (CDEC) Rosemont Petite-Patrie en vue de relancer l'économie locale.

Voilà ce qu'annonçaient l'Université et la SDA à l'occasion d'une récente conférence de presse tenue à l'UQAM, précisant que le concept même de "technopôle" - parc scientifique pour petites et moyennes entreprises de pointe dans le domaine environnemental - a été élaboré par des chercheurs de l'institution dans l'une des nombreuses études menées pour valider le projet, via son Service aux collectivités. Signe des temps, les deux partenaires profitaient de l'occasion pour annoncer la mise en marché par un troisième partenaire, La Brasserie MacAuslan, d'une "bière pour la création d'emploi" du nom de Angus... La moitié des profits résultant de la vente, estimée entre 25 000 $ et 50 000 $ pour la première année, sera versée au Fonds d'acquisition des terrains Angus.

"En participant activement à chacune des étapes de la démarche, l'Université du Québec à Montréal a su donner à cet ambitieux projet de création d'emplois toute la crédibilité nécessaire à sa réalisation" estime Louis Roquet, président de la SDA. Environ 2 000 emplois directs et plusieurs milliers d'emplois indirects sont en effet attendus du "technopôle" Angus. La contribution de l'UQAM a pris - et prend encore - diverses formes: collaboration à une agence de formation sur mesure liée au projet Angus, avec d'autres partenaires; participation formelle de l'Université à divers comités de travail et instances; réalisation de sept recherches, de l993 à aujourd'hui, chapeautées par le Service précité, etc.

Jusqu'à présent, quelque 25 personnes de l'UQAM ont ainsi pris part à ces activités, à divers titres: outre le vice-recteur Michel Robillard, des directeurs et membres du personnel de divers services (collectivités, vie étudiante, formation sur mesure, Bureau de liaison pour la recherche et le développement), des professeurs-chercheurs de plusieurs départements (études urbaines et touristiques, géographie, sciences économiques, sociologie, sciences de la gestion), une étudiante au doctorat...

Au chapitre de la recherche, voici un aperçu des thèmes explorés en collaboration avec les principaux intéressés: Profil de la main-d'oeuvre de l'arrondissement Rosemont/ Petite-Patrie; Profil des sans-emploi selon les organismes du milieu; Éléments de problématique pour la mise en valeur de la main-d'oeuvre dans le cadre du projet Angus; Recherche exploratoire sur des projets de parc scientifique; Systèmes locaux de production: Réflexion-synthèse sur les nouvelles modalités de développement régional/local; Conditions de mise en place et stratégie d'implantation pour le développement du Projet Angus. Le tout s'inscrivant, bien entendu, au coeur de la mission de services aux collectivités de l'UQAM.