Numéro 10,
27 janvier 1997


Des séminaires informatiques sur mesure pour les personnes handicapées


À l'avant-plan, le professeur Richard Cauchon. Debout, Ginette Lamarche et Marie Bergevin. Et les étudiants: Cécile Perron et André Breault (assis, première rangée), Denise Besjardins, Suzanne Beaupré et Carlos Villabobos (deuxième rangée).

La section Intégration des personnes handicapées des SVE (Services à la vie étudiante) inaugurait récemment à l'intention de sa clientèle une série de séminaires informatiques, conjointement avec le Service de l'informatique et des télécommunications: du 17 janvier au 21 février prochains, se tient en effet pour la première fois à l'UQAM une série de six ateliers d'une journée (tels Initiation à Windows, Initiation à Word, Initiation à Internet), de même nature que ceux - fort connus et très courus - offert par ce dernier aux autres membres de la communauté universitaire. Seule différence, et elle est de taille: les cours ont été adaptés aux besoins particuliers des personnes handicapées, en tenant compte de leurs limitations fonctionnelles (visuelles, auditives, motrices...) et de leurs champs d'intérêt. À en juger par la réponse des étudiants concernés, nul doute que l'initiative répondait à un réel besoin: d'emblée, une quarantaine d'entre eux s'y sont inscrits, et en ressortent emballés.

Cette initiative revient à Ginette Lamarche et à la section précitée des SVE dont elle est responsable. Madame Lamarche ne manque pas de souligner la collaboration remarquable, dans ce dossier, du Service de l'informatique et des télécommunications, et tout particulièrement de Marie Bergevin qui est responsable des séminaires. Il s'agissait entre autres, pour elles, de rendre les locaux accessibles, de recruter des professeurs aptes à faire les adaptations pédagogiques requises, de distribuer à l'avance les syllabus, de pallier aux handicaps des étudiants avec les supports appropriés (plages en braille dans les cas de déficiences visuelles, interprètes dans les cas de surdité, débit plus lent des cours pour tenir compte des limitations motrices, etc.). Certaines séances privées ont même été offertes pour répondre aux besoins particuliers d'étudiants ne pouvant s'inscrire à un groupe, dans le cadre du Laboratoire informatique et d'aides technologiques de la section d'intégration des SVE. Le tout, grâce au soutien financier du ministère de l'Éducation, via le Fonds spécial pour l'intégration des personnes handicapées.

Selon Ginette Lamarche, il s'agit là d'un bel exemple de collaboration entre services qui aura, espère-t-elle, un effet d'entraînement. Il s'ajoute d'ailleurs à d'autres expériences de collaboration réussie: avec le Service des bibliothèques, avec le Service de la prévention et de la sécurité... Ce qui, rappelle-t-elle, est tout à fait conforme aux objectifs de la Politique d'intégration des personnes handicapées adoptée par l'UQAM il y a dix ans: "La mission d'intégration, c'est l'affaire de tous, pas seulement d'une section au sein d'un service."