Numéro 12,
24 février 1997


En histoire

Un programme de doctorat révisé


Le professeur Marc Lagana, directeur des programmes d'études avancées au département d'histoire de l'Université du Québec à Montréal.

À compter de l'automne prochain, le département d'histoire de l'UQAM offrira un programme de doctorat largement révisé, des modifications ayant été principalement apportées aux objectifs de ce programme, aux conditions d'admission ainsi qu'à la structure des cours.

"Nous voulions nous assurer, de préciser le professeur Marc Lagana, directeur des programmes d'études avancées au département d'histoire, d'une meilleure articulation entre les programmes de maîtrise et de doctorat". De plus, selon un document administratif, il s'agissait de trouver réponse à deux problèmes: "les attentes des étudiants ... actuels et futurs, comme la multiplication des besoins sociétaux, ont rendu nécessaire une relative diversification de la formation dispensée au niveau doctoral. [Et] les capacités augmentées de recherche, de formation et d'encadrement du département ne correspondent plus aux limites du champ actuel du doctorat et à ses critères trop rigides de définition". Dans ces perpectives, on a donc adopté une série de changements.

Les objectifs du programme
Tout en maintenant sa volonté d'offrir une solide formation par l'acquisition d'une culture, d'une démarche scientifique et de méthodes propres à la discipline, le département propose désormais, entre autres choses, d'intégrer le concept d'interdisciplinarité à cette formation, notamment en favorisant "l'ouverture aux problématiques et aux méthodes d'autres disciplines".

Les conditions d'admission
Conséquence logique de cette modification, le programme pourra accueillir des étudiants en provenance de différentes disciplines ou possédant diverses expériences de travail. En outre, et cet aspect est important, l'acceptation d'un sujet de thèse pourra être fonction "de la capacité de formation et d'encadrement au département"; un étudiant devra aussi conclure une entente avec un professeur afin que celui-ci s'engage à diriger ses travaux.

La structure du programme
Le doctorat en histoire comporte quatre-vingt-dix crédits qui se répartissent comme suit: neuf crédits de cours obligatoires, six crédits parmi un choix de quatre séminaires et soixante-quinze crédits pour la recherche. Dans ce dernier cas, on prévoit maintenant accorder seulement trois crédits pour la présentation du projet de thèse, dont la longueur et la composition ont été mieux précisées; quant à la thèse, devant comporter au moins 250 pages, elle demeure de soixante-douze crédits. En ce qui a trait aux séminaires, il sera possible pour un étudiant de remplacer un séminaire par une activité de niveau doctoral dans une autre discipline, ou encore, dans une autre université, en fonction de la réciprocité de cette dernière. Enfin, les cours obligatoires se résument à deux activités pédagogiques: un séminaire doctoral dont le but est de "saisir la pratique de l'historien dans sa fragilité épistémologique comme dans sa contingence historique ..." ainsi que des lectures dirigées qui portent essentiellement sur le sujet de thèse du futur historien.

Compte tenu de toutes ces modifications, le doctorat offre six grands domaines de recherche:

  • Europe moderne et contemporaine;
  • États-Unis;
  • Canada/Québec;
  • Économies, sociétés, idéologies et politique;
  • Histoire médiévale;
  • Histoire des sciences et de la technologie.
  • Pour de plus amples informations ou pour obtenir le Guide des études avancées, on téléphone au 987-8301