Numéro 12,
24 février 1997


Modifications au programme de maîtrise en sciences de la terre

Création d'un profil professionnel


M. Michel Jébrak, directeur du programme de maîtrise en sciences de la terre.

Dès septembre 1997, les étudiants du programme de maîtrise en sciences de la terre pourront désormais choisir entre deux types de cheminements: un nouveau profil professionnel (sans mémoire) et un profil de recherche (avec mémoire).

Selon M. Michel Jébrak, directeur du programme de maîtrise et responsable de sa révision, le profil professionnel permettra de répondre aux besoins immédiats du milieu socio-économique. "Il est essentiel que les gens que l'on forme soient reconnus par l'industrie", souligne M. Jébrak. Ce nouveau profil offrira aux étudiants une formation orientée vers le monde professionnel et facilitera l'acquisition d'une compétence pratique et large dans les domaines de la géologie appliquée. Le profil est essentiellement composé de cours et seul un stage externe est prévu comme encadrement personnalisé. Un rapport de stage comptant pour 12 crédits devra être complété.

Quant à l'autre volet du programme, le profil recherche, il vise à permettre l'intégration des étudiants à des équipes spécialisées de recherche dans les domaines d'excellence du département. Les thématiques de recherche ont été précisées et clarifiées. Comme le rappelle M. Jébrak, "ce qui fait la force d'un programme, ce sont des objectifs thématiques clairs". Ainsi, les cours ont été restructurés autour de quatre grands axes: géochimie, ressources minérales, environnement et géologie de surface du Quaternaire. Par ailleurs, le nombre de cours à suivre a été réduit de six à quatre afin de libérer plus de temps pour la recherche.

Ces modifications constituent une adaptation et une clarification des objectifs et des contenus du programme. Il s'agit, en fait, d'adapter la formation tant aux nouveaux défis scientifiques qu'aux nouveaux besoins de l'industrie. Les deux principaux objectifs sont, d'une part, de renforcer la qualité du programme et de la formation en favorisant davantage l'autonomie et la pratique professionnelle des étudiants et, d'autre part, d'augmenter la clientèle étudiante.

Les délais de formation seront réduits: le programme pourra être suivi en deux ans (profil de recherche) ou trois sessions plus un stage (profil professionnel). Actuellement, 35 étudiants sont inscrits à la maîtrise, dont 50 % proviennent d'universités autres que l'UQAM, et on vise à faire passer le nombre de nouvelles inscriptions de 12 à 15 par année.

Le Comité de programme et le département des sciences de la terre ont également entrepris des démarches pour la préparation d'une banque de cours interuniversitaire et d'une forme de partenariat avec l'Université McGill, en particulier en géochimie et en exploration minérale. D'autres types de partenariats sont aussi envisagés avec l'industrie, pour les stages notamment.

Rappelons, enfin, que depuis ses débuts en 1974, le programme de maîtrise en sciences de la terre a connu un fort taux de succès. En effet, près de 150 diplômés occupent aujourd'hui des postes dans l'ensemble de la communauté scientifique et industrielle concernée par les sciences de la terre, depuis les directeurs de compagnies d'exploration jusqu'à des professeurs d'université.