Numéro 12,
24 février 1997


Bac en gestion des ressources humaines

Selon les étudiants, un premier test réussi!


Trois étudiants du baccalauréat en gestion des ressources humaines de l'UQAM. De gauche à droite: Étienne Martel-Octeau, Marie Raymond et Jean-François Miron.

Depuis septembre dernier, le nouveau programme de baccalauréat en gestion des ressources humaines accueille près de quarante étudiants. En plus d'être une première dans le monde universitaire québécois, ce programme présente quelques facettes novatrices. Entre autres, on y retrouve: un contrat moral d'apprentissage; un regroupement des étudiants en cohorte ainsi que la nomination d'un titulaire; la présence d'une équipe pédagogique ainsi qu'un fort accent sur le travail en équipe pour tous les étudiants. Après une session de fonctionnement, voici les premières impressions de Denis Bertrand, responsable du programme, et de quelques étudiants inscrits à ce baccalauréat.

"Il est vrai que notre contrat moral, qui requiert un régime d'études à temps complet, de reconnaître le professeur Bertrand, est très exigeant et, parfois même, difficile pour un étudiant. Mais je crois que les étudiants, dans leur ensemble, l'acceptent bien et font des efforts pour le respecter." En ce qui concerne le regroupement des étudiants en cohorte et en équipes de travail, il y voit là un élément positif qui favorise la présence d'un groupe structuré où la communication directe est globalement satisfaisante. Quant au travail d'équipe "l'accent est mis sur la responsabilité des étudiants et l'auto-apprentissage, ce qui semble, du moins jusqu'à maintenant, bien leur convenir!".

Ces propos se trouvent en quelque sorte corroborés par ceux des étudiants qui précisent que le contrat moral, ou l'acceptation d'un régime à temps complet, exerce une certaine attraction auprès des étudiants. Selon Étienne Martel-Octeau, "la présence d'un tel contrat a l'avantage de rendre les exigences plus élevées et fait en sorte que le baccalauréat a encore plus de prestige." D'autant plus, comme le souligne Jean-François Miron, "que le contrat moral joue dans les deux sens. S'il est vrai que l'étudiant s'engage à étudier et à travailler à temps complet, bref à tout faire pour réussir, à l'inverse, les professeurs s'engagent à lui fournir tous les moyens pour y parvenir en plus, dans la mesure du possible, d'être le plus souvent, eux-mêmes, disponibles".

Le regroupement des étudiants en cohorte, c'est-à-dire le fait que tous les nouveaux inscrits doivent suivre trois cours en commun, en plus d'être répartis en groupe de dix sous la responsabilité d'un professeur, est fort apprécié. Selon Marie Raymond, "Cela développe un fort sentiment d'appartenance au groupe. Et, de renchérir son collègue Étienne Martel-Octeau, cela aide à la cohésion de tous les étudiants. Il n'y a pas ce sentiment d'anonymat." De plus, tient à insister Jean-François Miron, "lorsqu'une personne s'absente, on s'inquiète, on lui téléphone pour savoir ce qui se passe."

Finalement, tous s'accordent à dire que le travail d'équipe influe positivement sur la performance des étudiants. "La note est une note collective, de préciser Étienne Martel-Octeau. Il faut donc que chacun travaille fort et se répartisse les travaux de façon équilibrée. Pour être positive, la performance doit être collective et cela est bénéfique."

Bref, comme le résume Marie Raymond: "Le groupe de profs veut qu'on réussisse. On a le droit de parole et on est écouté".