Numéro 13,
10 mars 1997


Création de la chaire GM en ergonomie


M. Luc Desnoyers, professeur au département des sciences biologiques et directeur intérimaire de la Chaire GM en ergonomie.

C'est maintenant officiel, une nouvelle chaire existe à l'UQAM: la chaire General Motors (GM) en ergonomie. Sa création se situe dans le prolongement des démarches effectuées par le département des sciences biologiques de l'UQAM en matière d'ergonomie depuis la fin des années 1970, lesquelles menaient, il y a cinq ans, à la mise sur pied d'un programme de deuxième cycle visant la formation professionnelle en ergonomie.

Les objectifs L'objectif premier de la nouvelle chaire consistera à soutenir la recherche existante dans le domaine et à stimuler le développement d'un nouveau programme de recherche. En effet, "la chaire permettra de créer un espace où de nouvelles compétences et de nouveaux domaines de recherche pourront se développer", souligne M. Luc Desnoyers, professeur au département des sciences biologiques et directeur intérimaire de la chaire. Sa création vise également à favoriser l'encadrement et la formation d'étudiants de deuxième et, éventuellement, de troisième cycles. La nouvelle chaire apparaît donc comme un moyen privilégié de consolider le leadership de l'UQAM en ergonomie, de lui donner davantage de visibilité et d'accroître sa capacité de recherche.

Les activités Au Québec et à l'UQAM en particulier, l'analyse ergonomique a surtout été axée autour de la problématique de la santé et de la sécurité au travail. Mais, explique le professeur Desnoyers, il faut désormais élargir les horizons et faire en sorte que le programme de recherche de la chaire soit de portée assez générale pour qu'il puisse intéresser l'ensemble du secteur industriel au Québec et répondre aux besoins et demandes des entreprises et des syndicats.

Une attention particulière sera probablement accordée aux études qui se rapportent à l'ergonomie de certains aspects organisationnels du travail comme, par exemple, le problème de la polyvalence industrielle. En effet, la polyvalence des travailleurs, de plus en plus recherchée par les entreprises, est une composante importante des nouvelles formes d'organisation du travail et représente, selon M. Desnoyers, une thématique de recherche fort peu explorée à ce jour par l'ergonomie.

Le financement C'est grâce à des contributions de 250 000 $ de General Motors du Canada, dont le nom fait partie de celui de la chaire, et de 100 000 $ du Canadien National (CN) à la Fondation de l'UQAM, que l'Université peut mettre en place la nouvelle chaire en ergonomie. Le versement de ces sommes, s'étalant sur une période de cinq ans, constitue la première étape du montage financier. Ce dernier devrait être complété par des subventions provenant du Conseil national de recherche en sciences naturelles et en génie (CRSNG) ainsi que de l'Institut de recherche en santé et sécurité du travail du Québec (IRSST), pouvant totaliser 1 600 000 $ d'ici cinq ans.

Pour amorcer le programme d'activités de la chaire, M. Desnoyers agira comme directeur intérimaire jusqu'à la nomination officielle du titulaire qui sera recruté à l'extérieur de l'Université et sera choisi pour son expertise de la recherche en entreprise. Son statut devra être précisé selon les règles habituelles de fonctionnement de l'Université.