Numéro 14,
24 mars 1997


Georges Dyens, un artiste de la lumière


M. Georges Dyens, artiste et professeur au département des arts plastiques de l'UQAM.

Le 20 mai dernier, pour clôturer la décennie de la culture, l' UNESCO inaugurait à Paris l'exposition Les sciences dans l'art où sont présentées, notamment, des oeuvres de Georges Dyens, professeur au département d'arts plastiques de l'UQAM.

Sculpteur de formation et enseignant à l'Université depuis 1969, Georges Dyens dit se passionner pour "le mystère de la lumière en tant que symbole d'une certaine spiritualité". Utilisant, entre autres, l'holographie, la robotique et divers matériaux lumineux et sonores, il s'intéresse depuis une quinzaine d'années aux nouvelles technologies en art.

Comme beaucoup d'autres praticiens des arts technologiques, Georges Dyens fait partie d'un véritable réseau international. Ainsi, au cours des deux dernières années, il participait, en compagnie d'un groupe d'artistes holographes, à une exposition itinérante organisée par le Mississippi Museum of Art et intitulée Paysages. Jusqu'à maintenant, l'exposition, qui se termine l'an prochain, a circulé à travers une dizaine de musées aux États-Unis.

Par ailleurs, en 1998, il participera à l'exposition Lumia à Copenhague au Danemark où seront également présentes les oeuvres d'artistes renommés comme James Turrel, Dan Flavin, Michel Vergux, tous considérés comme des porte-parole internationaux de cette forme d'art particulière que Georges Dyens appelle "l'art de la lumière".

Même si, comme il l'admet lui-même, l'art de la lumière éprouve encore des difficultés à percer le circuit des grands musées, les oeuvres de Georges Dyens sont aussi connues au Québec où, précise-t-il, une vingtaine d'artistes s'intéressent à la lumière. D'ailleurs, rappelle-t-il, le Musée du Québec présentait, en 1995-1996, une exposition-solo de ses oeuvres.

Georges Dyens considère que les arts de l'avenir seront ceux de la lumière, qu'elle soit naturelle ou artificielle, surtout dans un monde où la matière est de plus en plus virtuelle. "La lumière, soutient-il, sera le médium du deuxième millénaire". Préoccupé par les relations de l'homme avec l'univers ainsi que par son monde intérieur qu'il tente de scruter à travers le langage de la lumière, Georges Dyens qualifie lui-même son oeuvre de métaphysique, plutôt que d'esthétique. Son but ultime, précise-t-il, consiste à diffuser le message dont il est porteur, car il conçoit l'art essentiellement comme un outil de communication.
Vertigo terrae - détail, installation multimédia utilisant des matériaux lumineux et sonores, réalisée par M. Georges Dyens.

Pour l'assister dans ses travaux, Georges Dyens, qui travaille un peu comme un chef d'orchestre, compte sur l'appui de collaborateurs fidèles tels que Marcelle Deschênes, musicienne, Martin Pelletier, informaticien, ainsi que Reynald Tremblay. Enfin, il tient également à souligner l'aide constante qu"il a reçue au fil des années de la part du décanat des études avancées et de la recherche à l'UQAM.