Numéro 14,
24 mars 1997


Maîtrise en droit social et du travail

Nouvelle concentration en droit international


Mme Diane Demers, professeure au département de sciences juridiques et responsable du nouveau programme de maîtrise.

Dès septembre 1997, le département des sciences juridiques offrira un programme de maîtrise comprenant une nouvelle concentration en droit international qui s'ajoutera à celle en droit social et du travail. Pour chaque concentration, le programme est contingenté à 30 étudiants. La concentration en droit social et du travail comportera deux profils (avec mémoire et sans mémoire) et celle en droit international, un profil avec mémoire.

Le nouveau programme et ses objectifs
Selon Mme Diane Demers, responsable du nouveau programme, c'est au cours des nombreuses discussions impliquant notamment des étudiants de baccalauréat et de maîtrise, ainsi que des professeurs du département, que l'idée de créer un lieu spécifique de formation à la recherche en droit international a germé. Par ailleurs, souligne-t-elle, le département possédait déjà un bassin d'expertise important en droit international, alors que neuf professeurs font de la recherche dans ce domaine depuis cinq ou six ans.

L'objectif central du programme de maîtrise consiste en l'approfondissement des connaissances soit dans le champ du droit social et du travail ou dans celui du droit international, et ce dans une perspective d'ouverture sur les dimensions de temps (histoire du droit) et d'espace (droit comparé) et sur l'apport des autres disciplines des sciences humaines à son développement. Ainsi, la nouvelle concentration en droit international veut s'ouvrir à d'autres programmes comme, par exemple, ceux de sciences politiques et en environnement où la problématique du droit international occupe une place importante. Le nouveau programme s'il vise, bien sûr, à former des juristes, est aussi ouvert à des non-juristes provenant de divers horizons.

Le contenu
La nouvelle concentration en droit international abordera diverses thématiques de recherche telles que: droit international des droits de la personne et des droits économiques et sociaux; droit international économique et droit du développement international; droit international, développement technologique et environnement, etc.

Comme le souligne Mme Demers, un "accent particulier sera mis sur l'étude des impacts et conséquences de la mondialisation en termes de droits économiques et sociaux de la personne". On accordera également de l'importance au développement d'une perspective critique étayée par l'étude, d'une part, de la pertinence et de l'efficacité des normes juridiques internationales et régionales destinées à la protection des droits de la personne et, d'autre part, des relations entre ces normes et les conceptions philosophiques et politiques qui les supportent.

Enfin, on cherchera à augmenter la diffusion publique des résultats des travaux de recherche des étudiants, un objectif qui n'est pas toujours au coeur des préoccupations des juristes, de préciser Mme Demers.

Le nouveau programme de maîtrise vise une clientèle diversifiée et même internationale. Une clientèle qui, dans un souci d'équilibre, comprendra à la fois des étudiants provenant du bac et des gens déjà impliqués dans un milieu de travail ou un milieu professionnel.