Numéro 16,
5 mai 1997


Création d'un consortium CECM-Cégep Bois-de-Boulogne-UQAM en développement international


De gauche à doite, Mme Paule Leduc, rectrice de l'UQAM, M. Michel Pallascio, président de la CECM, M. Bernard Lachance, directeur général du collège Bois-de-Boulogne.

La Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM), le Collège Bois-de-Boulogne et l'UQAM signaient récemment un protocole d'entente pour la création d'un consortium en développement international dans le domaine de l'éducation. Dans un contexte où plusieurs pays francophones en voie de développement sont en réflexion quant à la refonte de leurs systèmes d'éducation, ce type de consortium, qui n'a pas d'équivalent ailleurs au Québec et au Canada, permettra d'offrir une offre globale et intégrée de services couvrant les trois ordres d'enseignement (primaire, secondaire et universitaire).

Pourquoi un consortium ?
En se regroupant, les trois institutions*, de niveaux différents et complémentaires, pourront compter sur un bassin de ressources humaines de plus de 1 000 personnes, de préciser M. Jean-Pierre Lemasson, directeur du Bureau de la coopération internationale à l'UQAM et représentant de l'Université au comité de coordination du Consortium. En outre, sur la scène internationale, les trois partenaires ont chacun à leur actif une gamme importante de réalisations. Ainsi, par exemple, la CECM est actuellement engagée dans une vaste réforme de l'éducation de base au Burkina Faso, alors que le collège Bois-de-Boulogne travaille à l'amélioration du fonctionnement des établissements scolaires au Togo et au Niger. Quant à l'UQAM, elle est impliquée, notamment, dans le développement de stratégies d'alphabétisation pour enfants et adultes au Sénégal. Bref, les trois institutions, à elles seules, gèrent déjà une vingtaine de projets.

C'est en comptant sur de tels acquis que le nouveau consortium espère pouvoir suggérer de nouveaux modèles d'études, de formation et d'organisation de systèmes nationaux d'éducation, tout en participant activement à des actions nouvelles d'envergure, hors de la portée individuelle de chaque institution. En d'autres termes, "il s'agit, souligne M. Lemasson, en tenant compte des spécificités locales, d'aider les systèmes d'éducation à se transformer afin de diminuer les taux d'échecs et d'analphabétisme encore trop élevés".

Les projets
Les projets d'aide en développement, que le consortium entend réaliser, concerneront plusieurs domaines, et ce dans le respect des compétences et de la mission de chacun des partenaires: éducation de base et alphabétisation; enseignement général; formation professionnelle et technique; enseignement technique supérieur; appui institutionnel; réalisation de stages d'études et de perfectionnement; recherche, etc. L'UQAM aura un rôle spécifique à jouer en développant de nouvelles stratégies en alphabétisation, à travers la recherche notamment, ou encore en contribuant, au niveau universitaire, à la formation des maîtres.

Le protocole d'entente entre les partenaires, d'une durée, renouvelable, de trois ans, prévoit que le consortium s'efforcera d'obtenir les financements nécessaires à la réalisation des projets auprès d'organismes nationaux ou internationaux, publics ou privés, tels que l'ACDI, les banques régionales ou la Banque mondiale. L'entente stipule également que chaque organisme signataire pourra s'associer, s'il y a lieu et selon les projets développés, d'autres partenaires en vue, par exemple, d'obtenir des ressources ou des expertises manquantes.


  • * Chaque institution a développé des compétences spécifiques dans le domaine de la coopération internationale: éducation de base et formation professionnelle (CECM); formation professionnelle et technique liée aux services en soins infirmiers, en informatique et en bureautique (collège Bois-de-Boulogne); renforcement institutionnel, recherche, programmes de formation (UQAM).