Numéro 9,
13 janvier 1997



Une uqamienne dirigera l'un des cinq nouveaux réseaux de recherche en éducation et en formation

Le CRSH investit au total plus de 5 millions de dollars


Parmi les personnalités présentes à la conférence de presse, on note, dans l'ordre habituel, M. Martin Cauchon, député d'Outremont à Ottawa (Secrétaire d'État, Bureau fédéral de développement régional-Québec), Mme Lynn Penrod, présidente du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), Mme Marcelle Hardy, professeure au département des sciences de l'éducation et responsable du réseau de recherche en éducation, formation et emplois (UQAM), Mme Paule Leduc, rectrice de l'UQAM.
La professeure Marcelle Hardy, du département de l'éducation, a été choisie pour diriger l'un des cinq nouveaux réseaux de recherche universitaire en éducation et en formation au Canada. L'annonce en a été faite lors d'une conférence de presse, peu avant Noël, par la présidente de Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), Mme Lynn Penrod.

Pour former ces réseaux, le CRSH avait procédé par voie de concours. Des 47 projets présentés, cinq ont été retenus par un comité de pairs; le CRSH accorde à chacun plus d'un million de dollars (1 125 000 $) réparti sur cinq ans. Mme Penrod a souligné que dans ces réseaux, plus de 140 chercheurs canadiens collaboreront avec des intervenants des milieux communautaires et du secteur privé, de même qu'avec des représentants de divers ministères et de conseils scolaires.

Le Réseau de recherche en éducation, formation et emplois chapeauté par la professeure Hardy s'intéresse essentiellement aux structures et aux processus en matière d'éducation et de formation. Son programme de recherche comprend d'une part l'évaluation des programmes d'enseignement et, d'autre part, l'étude de la régie du système d'éducation, des modèles de formation professionnelle au Canada et à l'étranger, de l'évolution du rôle du secteur privé dans le système public d'éducation, de même que l'évaluation des résultats de la formation pour les apprenants et le marché du travail.

"Notre objectif premier, a dit en substance Mme Hardy, est de fournir des données et des analyses pouvant contribuer à améliorer les pratiques en matière de formation professionnelle. Nos résultats seront comparés à ceux obtenus à l'étranger, notamment en France, aux États-Unis et en Allemagne. Ces comparaisons internationales aideront à cerner les meilleures pratiques qui pourraient être appliquées à la formation professionnelle au Canada et en particulier au Québec."

Parmi les collaborateurs du réseau Hardy, mentionnons les chercheurs universitaires Pierre Doray et Carmen Parent (UQAM), André Dolbec et Lorraine Savoie-Zajc (UQAH), Yvon Bouchard et Carol Landry (UQTR), Dianne-Gabrielle Tremblay (Télé-Université), Dominique Bouteiller (HEC), Dale Shuttlewoth (University of Toronto). La trentaine de partenaires des secteurs privé, public et à but non lucratif et les cinq grands partenaires internationaux, qui travailleront de concert avec les chercheurs, ne peuvent ici être tous nommés (on peut obtenir leurs coordonnés notamment par voie de courrier électronique: hardy.marcelle @uqam.ca.

Les quatre autres réseaux* seront dirigés par des chercheurs des Universités de Toronto, York, McMaster et British Columbia. Fonctionnant en partenariat, l'ensemble de ces réseaux constituent, selon la présidente du CRSH et le Fédéral un excellent moyen "de tirer parti des meilleures connaissances théoriques et pratiques au pays" et, partant, "de promouvoir la formation dans l'ensemble de la société".


  • Ces réseaux se pencheront respectivement sur les nouvelles approches de l'éducation permanente, sur la formation de la main d'oeuvre, sur la recherche en éducation et formation dans l'Ouest et sur la problèmatique de l'évaluation des technologies de l'éducation et de la formation.