Numéro 9,
13 janvier 1997


Fusion des modules de linguistique et d'enseignement des langues et des lettres


M. Benoît Jacques, directeur du module de linguistique et d'enseignement des langues et des lettres.

La diminution des inscriptions au module d'enseignement des langues et des lettres (ELL) depuis la disparition de la concentration "Enseignement du français" et la difficulté croissante de combler le poste de directeur du module de linguistique sont à l'origine du projet de fusion des modules de linguistique et d'enseignement des langues et des lettres. En effet, depuis la création du baccalauréat en enseignement au secondaire, le module ELL s'est retiré graduellement de la formation à l'enseignement du français langue première, au fur et à mesure que les étudiants inscrits terminaient leur scolarité. Ce module ne s'occupera désormais que de la formation à l'enseignement du français et de l'anglais comme langue seconde.

"La clientèle du module ELL diminuera pour éventuellement passer sous la barre des 500", précise le directeur du nouveau module de linguistique et d'enseignement des langues et des lettres, M. Benoît Jacques. Or, l'intérêt du département d'études littéraires envers le module ELL était surtout lié à la présence dans ce module du programme de baccalauréat en enseignement du français langue première. Avec le transfert de cette formation au bacccalauréat en enseignement au secondaire, cet intérêt s'est déplacé vers la concentration français du nouveau baccalauréat, puisque le département d'études littéraires y fournit des cours obligatoires. Par contre, il n'y a pas de cours "LIT" dans le tronc commun du baccalauréat en enseignement des langues secondes ni parmi les cours obligatoires du certificat en enseignement des langues secondes. Or, on sait que les cours de concentration ne sont pas commandés avec la même fréquence que les cours obligatoires. On peut donc comprendre que les professeurs de ce département ne soient guère intéressés à prendre la direction d'un module où leur département n'a plus qu'un rôle accessoire à jouer. Bien sûr, il reste le département de linguistique, lequel fournit la majorité des cours, mais il ne faut pas oublier que ce département délègue déjà trois ressources professorales à la famille des lettres et communications. Par ailleurs, le module de linguistique qui gère les programmes de baccalauréat en sciences du langage et de certificats en alphabétisation, en terminologie et en interprétation visuelle, compte un peu moins de 200 étudiants et l'on ne prévoit pas d'augmentation significative de la clientèle. La fusion des deux modules semblait donc tout indiquée."

Avantages de la fusion La fusion des deux modules présente plusieurs avantages. Les programmes des modules ELL et linguistique partagent le même objet d'étude, la linguistique. En effet, cette discipline est étudiée sous son aspect théorique dans le baccalauréat en sciences du langage; les autres programmes du module de linguisque et ceux qui demeurent dans le module ELL traitent de ses diverses applications. Or, le regroupement des deux modules sous une direction unique permettra une meilleure coordination dans les commandes de cours et les inscriptions. Bien sûr, la fusion va aussi engendrer des économies sur le plan financier.