Numéro 9,
13 janvier 1997


Professeur-chercheur de renommée internationale

Camille Limoges à la présidence du Conseil de la science et de la technologie


M. Camille Limoges.

Le Gouvernement du Québec a choisi un professeur-chercheur de l'UQAM, M. Camille Limoges, pour assumer la présidence du Conseil de la science et de la technologie. Il remplace à ce poste M. Louis Berlinguet, qui a terminé son mandat.

Attaché au département d'histoire, M. Limoges s'est taillé une réputation qui dépasse largement les frontières canadiennes. Plusieurs de ses travaux écrits seul, ou en collaboration avec des chercheurs de renom, sont internationalement connus. Homme d'ouverture et chercheur d'une très grande curiosité, il a notamment défendu le décloisonnement des disciplines. Lui-même est souvent défini comme historien, philosophe et sociologue des sciences*. Interrogé sur son départ de l'UQAM (M. Limoges a remis sa démission), le directeur du département d'histoire, M. Albert Desbiens, se faisant le porte-parole de l'assemblée départementale, a déploré cette "perte considérable".

Entré à l'UQAM en 1987, Camille Limoges a, outre son implication au département d'histoire, dirigé le Centre interuniversitaire de recherche sur la science et technologie (CIRST), participé au Groupe de travail chargé d'étudier l'organisation de l'Université. Durant ces années, il assuma entre autres la présidence de l'ACFAS.

Au début des années 1980, Camille Limoges fut sous-ministre à l'Enseignement supérieur et à la Science, période au cours de laquelle naîtront la Loi sur le développement scientifique, le Fonds pour la formation des chercheurs et l'aide à la recherche (FCAR) et le Conseil de la science et de la technologie**, dont il vient de prendre la présidence.


  • * Josée Boileau, "Camille Limoges - Tout l'art de la controverse", Interface, volume seize, numéro cinq, septembre-octobre 1995, p. 8.
  • ** Ibid, p. 10.